Bruxelles, 17/10/2001 (Agence Europe) - Le Conseil européen de Gand du vendredi 19 octobre, qui se déroulera sans la participation des ministres des Affaires étrangères, sauf le Président du Conseil Affaires générales Louis Michel, abordera les questions les plus actuelles - lutte contre le terrorisme, développements en Afghanistan - seulement pendant le dîner. Dans sa lettre aux participants, Guy Verhofstadt précise:
"J'aurai le plaisir de vous accueillir à Gand le 19 octobre prochain à partir de 14 heures pour une réunion informelle des chefs d'Etat et de gouvernement. Cette réunion se déroulera à l'Abbaye Saint-Pierre.
Après la traditionnelle photo de famille, prévue à 14h30, nous aurons un échange de vues avec Madame Nicole Fontaine, Présidente du Parlement européen.
Puis, je compte aborder l'introduction de l'euro. A cet effet, j'ai demandé au Président du Conseil Ecofin, le ministre Reynders, au Président de la Banque centrale européenne, M. Duisenberg, et au Commissaire Solbes de présenter un rapport sur l'état de préparation de la mise en circulation des pièces de monnaie et des billets. Ceci doit nous permettre d'évaluer les mesures prises dans ce domaine et, le cas échéant, de donner les impulsions nécessaires. Ceci nous donnera également l'occasion d'évaluer la situation économique après les événements du 11 septembre. (Au sujet de l'état de préparation, au passage à l'euro, voir EUROPE du 10 octobre, p.6, et EUROPE/Documents N.2252, daté 11 octobre).
A l'issue de cette discussion, nous évoquerons le débat sur l'avenir de l'Europe et la Déclaration de Laeken. J'introduirai le sujet en abordant la philosophie, les grands thèmes de réflexion et la structure de cette Déclaration. J'inviterai le ministre Michel, Président du Conseil Affaires générales, à faire le point concernant les avancées au Conseil Affaires générales, notamment en ce qui concerne la Convention. Enfin, je me propose, à titre d'exemple, de développer un cadre de réflexion sur la question de la répartition des compétences. (Au sujet de la Convention, voir EUROPE des 8 & 9 octobre, p.6, et du 12 octobre, p.5).
A 20 heures, lors du dîner qui suivra le point de presse de la Présidence, nous évoquerons la situation en Afghanistan et le rôle de l'Union européenne et des Nations Unies. Dans ce cadre, nous pourrons aussi engager une discussion sur la lutte contre le terrorisme et la mise en oeuvre de notre plan d'action en la matière. Le ministre Michel présentera un rapport à ce sujet après la réunion spéciale du Conseil Affaires générales du 17 octobre.
Enfin, nous nous pencherons sur l'état d'avancement des négociations d'élargissement, à partir d'une note d'information de la Commission européenne sur l'examen à mi-parcours de l'application de la stratégie pour l'élargissement" (voir à ce sujet EUROPE du 6 octobre, p.9).
Avenir de l'Europe: la Commission souligne le rôle de la Convention
En ce qui concerne le débat sur l'avenir de l'Union, le Président Prodi a, en accord avec le Commissaire Michel Barnier, présenté au collège une note interne faisant un "état des lieux de ce débat", en constatant que la Présidence belge se montre "à la fois ambitieuse et réaliste". La note souligne en particulier que la représentation à la future Convention de "diverses sources de légitimité " pourrait être importante "dans l'optique de la ratification du nouveau traité". En rappelant que "certains Etats membres demandent un "délai de sécurité" de six mois" entre la fin de la Convention et le début de la CIG, la Commission estime que ce délai "ne devrait pas être trop long", afin que les résultats de la Convention "ne soient pas oubliés". A propos du rôle d'observateur attribué aux pays candidats au sein de la Convention, elle note enfin que la Turquie bénéficiera du même statut d'"observateur actif" que les candidats qui négocient déjà.
Autorité alimentaire: certains pays espèrent que le Sommet tranche
Certains États membres espèrent encore que le siège de la future Autorité alimentaire européenne sera décidé par le Sommet de Gand. "J'espère que ce sera le plus rapidement possible, c'est-à-dire vendredi à Gand. Nous attendons cette décision avec confiance", a déclaré Pierre Mauroy au sujet de la candidature de Lille. Parmi les autres candidats - Parme, Barcelone et Helsinki-, la Finlande est confiante aussi, surtout parce que le sommet de Göteborg (qui n' a pas réussi à adopter un "paquet" suite, notamment, à des difficultés du côté du Portugal et des Pays-Bas) fait référence aux conclusions du Sommet d'Edimbourg de décembre 1992 qui précisait que, dans l'attribution de sièges de nouvelles agences de l'UE, la priorité devait aller aux Etats membres qui n'en accueillaient pas encore - à savoir la Finlande et la Suède.