Bruxelles,15/10/2001 (Agence Europe) - Les ministres des Finances des pays membres du CCG (Conseil de coopération du Golfe: Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats Arabes Unis, Koweït, Oman et Qatar) proposent d'avancer à 2003 la date de mise en œuvre de leur Union douanière. Réunis à Riyad le week-end dernier, ils ont également décidé de créer une monnaie unique dès 2010.
Envisagée pour la fin 2000, l'Union douanière avait été reportée à 2005 par les chefs d'État, en décembre 1999. Alors qu'ils étaient près de l'objectif, le Secrétariat général du CCG n'avait pas pu obtenir un compromis final entre les tenants d'une ouverture large (avec, en tête, Dubaï, où les droits de douane sont de 4% en moyenne) et ceux du maintien d'un niveau de protection élevé (l'Arabie saoudite, où les droits sont près de 20%). La décision des ministres des Finances, si elle est confirmée au sommet, devrait permettre une relance active des négociations avec l'UE mises à mal par les tergiversations dans chacun des six pays. Des contacts sont en cours pour fixer une nouvelle session de négociation avant la fin de l'année.
Le Secrétaire général du CCG, Ajlan al-Kouwari, se veut globalement optimiste. « La position du CCG dans les négociations avec les autres blocs, notamment l'UE, se renforcera si ses États membres réussissent leur intégration économique", dit-il, en soulignant que la décision est d'unifier, dès 2003, les tarifs extérieurs au taux de 5%, ce qui permettra de « se conformer aux accords internationaux, y compris ceux de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) », remarque-t-il.
Par ailleurs, le ministre du Commerce de l'Arabie saoudite, Oussama Faqih, a affirmé que l'adhésion du royaume à l'OMC n'était pas « imminente », car « en dépit des efforts que nous avons déployés, une série de mesures doivent être prises » pour remplir les conditions d'adhésion. Par exemple, a-t-il indiqué, l'Arabie saoudite "n'est pas prête pour ouvrir les secteurs des télécommunications, de l'audiovisuel et d'autres secteurs parce qu'ils ne sont pas préparés à la concurrence internationale».