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Bulletin Quotidien Europe N° 8061
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/russie

Les ONG appellent l'UE à ne pas "troquer" les droits de l'Homme contre un appui de la Russie à la lutte contre le terrorisme

Bruxelles, 02/10/2001 (Agence Europe) - Les organisations de défense des droits de l'Homme s'inquiètent de ce que l'Union européenne pourrait complètement fermer les yeux sur la politique du président Vladimir Poutine en Tchétchénie en échange du soutien de la Russie dans la lutte contre le terrorisme. A la veille du Sommet UE/Russie, elles demandent à l'UE de rappeler ses préoccupations quant à la situation en Tchétchénie et d'exiger que la Russie respecte les engagements pris pour la protection des droits de l'Homme.

"En aucun cas, la lutte contre le terrorisme ne peut servir de prétexte à la perpétration de violations graves et massives en Tchétchénie" selon la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH), qui appelle l'UE à "repousser avec la plus grande fermeté" les tentatives faites en ce sens par le président Poutine. La FIDH appelle l'UE à "exiger que les engagements souscrits par les autorités russes au niveau international et régional en matière de protection des droits de l'homme et du droit humanitaire, qui fondent le partenariat entre l'Union et la Russie, soient respectés". Elle doit pour cela "utiliser tous les mécanismes dont elle dispose que ce soit par le biais du dialogue politique bilatéral ou dans toutes les autres enceintes internationales".

L'Union européenne "ne doit pas troquer les droits de l'Homme" pour obtenir le soutien de la Russie a écrit à son tour Amnesty International dans une lettre ouverte aux dirigeants européens. "Le droit des victimes innocentes à la justice est universel, qu'elles soient ensevelies sous les décombres à New York, Grozny ou Moscou", écrit Amnesty, qui appelle l'UE à faire en sorte que le rassemblement d'une vaste coalition contre le terrorisme "ne donne pas l'impression que la situation des droits de l'Homme parmi cette coalition soit atténuée et jugée différemment". Il en va "de la crédibilité de toute la politique de l'UE en matière de droits de l'Homme".

Amnesty, comme Human Rights Watch, dénoncent la déclaration faite par le chancelier allemand après sa rencontre avec le président russe la semaine dernière. Gerhard Schröder avait estimé qu'il fallait maintenant avoir une approche plus "différenciée" quant à la situation en Tchétchénie. Human Rights Watch assure que l'attention portée par l'UE et d'autres organisations internationales à la Tchétchénie a aidé à "encourager un peu de retenue parmi les troupes russes en Tchétchénie et parmi les autorités russes" et a également aidé à une meilleure prise en compte des plaintes des organisations de défense des droits de l'Homme.

 

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