Bruxelles, 28/09/2001 (Agence Europe) - Les services techniques de la DG concurrence de la Commission européenne ont transmis au comité consultatif des Etats membres un avis négatif sur le rapprochement des groupes Schneider Electric et Legrand. Il appartient désormais à la Commission de se prononcer définitivement le 10 octobre prochain mais l'avis qui vient d'être rendu préfigure une décision négative de sa part. La porte-parole du Commissaire Monti, Amelia Torres, a simplement annoncé que « la Commission n'avait aucun commentaire à faire à ce stade » mais il semblerait que les deux sociétés ont proposé trop tardivement des engagements jugés en outre insuffisants. Les deux partenaires proposaient de se défaire d'activités équivalant à 400 millions d'euros de chiffre d'affaires. Cette fusion soulève depuis plusieurs mois des réticences de la part de la Commission européenne qui craint l'émergence d'un groupe dominant sur le marché des équipements électriques de basse tension. Elle avait refusé de donner son feu vert en première phase afin d'examiner plus attentivement l'impact de ce projet et laisser aux entreprises le temps de prendre des engagements (voir EUROPE du 4 avril, p.14).