Bruxelles, 28/09/2001 (Agence Europe) - "A l'exception de la Syrie, nous avons constaté qu'aucun pays ne conteste explicitement un droit de riposter des Etats-Unis" après les attentats, a déclaré vendredi à Damas, le ministre belge des Affaires étrangères, Louis Michel, à l'issue de la visite de la Troïka européenne dans les pays arabes et musulmans. Lors d'une conférence conjointe, Louis Michel et le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouq al-Shara, ont constaté des "points de convergence" mais aussi des divergences concernant la définition des groupes terroristes et le droit de riposte américain en raison des menaces qu'il fait peser sur les civils. La Troïka européenne, composée de Louis Michel, le haut représentant pour la PESC, Javier Solana et le commissaire aux relations extérieures, Chris Patten, s'est refusé à faire la distinction entre les "bons" (que serait pour la Syrie le Hezbollah libanais) et les "mauvais terroristes". La Troïka a évoqué avec ses interlocuteurs l'organisation d'une Conférence internationale sur le terrorisme sous l'égide des Nations Unies, afin de parvenir à une définition commune du terrorisme, même s'il sera "déjà difficile" d'accorder les positions européennes sur ce point, a reconnu le Commissaire Patten. D'une manière générale, la tournée de la Troïka a été "très bien perçue par tous les pays que nous avons visités", a déclaré Louis Michel, en ajoutant qu'il s'agissait "d'un symbole politique: par ce déplacement, l'UE a tendu la main au monde arabe et musulman. Cela a été bien compris par nos interlocuteurs". M. Michel doit encore se rendre la semaine prochaine en Jordanie et au Liban.