Bruxelles, Washington, 13/09/2001 (Agence Europe) - Après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, le Conseil de l'OTAN a décidé le 12 septembre que ces actes pourraient être considérés comme des actes de guerre couverts par l'article 5 du Traité de Washington (défense collective en cas d'agression). Après plusieurs réunions du Conseil permanent (ambassadeurs) et des consultations avec les capitales, Lord Robertson, qui avait rencontré auparavant Javier Solana, a annoncé que le Conseil de l'Atlantique Nord avait décidé que, "s'il est établi que cette attaque était dirigée depuis l'étranger contre les Etats-Unis, elle sera assimilée à une action relevant de l'Article 5 du Traité de Washington, qui stipule qu'une attaque armée contre l'un ou plusieurs des pays alliés, en Europe ou en Amérique du Nord, sera considérée comme une attaque dirigée contre tous les Alliés". Rappelons, par ailleurs, que le Concept stratégique de l'OTAN, adopté en avril 1999 lors du Sommet de Washington, prévoit dans son paragraphe 24 l'élargissement de la notion de "menace", afin de tenir compte de la nature changeante de cette menace, y compris le terrorisme international.
Le président Bush a promis la concertation avec les alliés avant d'agir, et le Secrétaire d'Etat Colin Powell a indiqué que Washington préparait la mise sur pied d'une véritable coalition internationale pour lutter contre le terrorisme, impliquant l'OTAN mais aussi des pays musulmans.
Jeudi, le porte-parole de l'OTAN a démenti un article du Guardian selon lequel l'Alliance établissait des plans pour "une attaque massive de l'Afghanistan". Les spéculations contenues dans cet article sont "totalement dénuées de fondement", et l'OTAN "ne prépare pas l'invasion de l'Afganistan, ni de quelqu'autre pays que ce soit", a affirmé le porte-parole.