Bruxelles, 24/07/2001 (Agence Europe) - Dans des conclusions sur la stratégie visant à améliorer la qualité de l'huile d'olive, adoptées lundi par le Conseil Agriculture, les ministres estiment que la Commission européenne devrait approfondir certains aspects de la production et de la commercialisation de l'huile d'olive. Le Conseil demande à la Commission de prendre en considération la liste d'actions suivante, avant de proposer une réforme plus approfondie du secteur:
Production: en ce qui concerne l'élaboration d'un code des bonnes pratiques de l'oléiculture et d'un code des bonnes pratiques des moulins, il a été noté que le Conseil oléicole international (COI) a entrepris des travaux en la matière et que, au moment opportun, les résultats devraient être utilisés dans le cadre de la prochaine réforme du secteur au niveau communautaire. Il a été convenu que de nouvelles normes devraient être fixées d'urgence par la Commission, de concert avec le COI, afin de faire une meilleure distinction entre « huile de grignons d'olive brute » et « huile d'olive vierge lampante », dès que les méthodes d'analyse chimique seront disponibles. Il a été convenu de l'urgence d'adopter une procédure permettant d'ajuster et de contrôler, au niveau des moulins, l'huile d'olive qui ne répond pas aux normes de classification.
Etiquetage: au sujet des mélanges d'huiles d'olive avec des huiles de graines ou des huiles végétales, le Conseil est convenu de prévoir de nouvelles exigences « aux fins d'un étiquetage exact, plus clair et plus strict de ces produits, même si certains Etats membres demandent que ces mélanges soient interdits ». Il faudrait, selon les Quinze, interdire « les indications évoquant trompeusement la qualité », telles que la mention unique du degré d'acidité de l'huile d'olive. Par ailleurs, le Conseil indique qu'un accord s'est dégagé sur la normalisation de certaines indications facultatives, telles que « première pression à froid » ou « fruitée », à condition que celles-ci puissent être vérifiées. Un accord s'est dégagé sur la nécessité urgente d'arrêter une position « claire et sans ambiguïté » en ce qui concerne l'indication de l'origine, sur la base d'un étiquetage qui indique le pays de récolte des olives et le pays de production de l'huile. S'il s'agit d'un seul et même pays, celui-ci est indiqué sur l'étiquetage. S'il s'agit de deux pays différents, ils doivent être tous deux mentionnés.
Contrôles: le Conseil estime urgent de mettre au point (au niveau communautaire) des précisions sur les nouvelles modalités de la méthode dite du « panel test » du COI, en tenant compte de l'approche qui serait la plus appropriée pour les caractéristiques organoleptiques spécifiques de l'huile d'olive bénéficiant d'une appellation d'origine protégée; il a également été convenu que le premier essai devrait être effectué par un panel agréé plutôt que par un expert individuel. Le Conseil demande l'achèvement des travaux en vue de la mise en place d'un « schéma décisionnel » pour les analyses portant sur la classification de l'huile d'olive et de l'huile de grignons d'olive, en prenant en compte la nouvelle classification de l'huile d'olive. Le Conseil est convenu d'accélérer l'élaboration de méthodes d'analyse appropriées permettant de détecter les mélanges frauduleux, tels que les mélanges d'huile d'olive et d'huile de noisette, et de détecter les huiles d'olives désodorisées.
Une tendance favorable s'est dégagée pour que seuls les récipients hermétiques d'une capacité maximale de 5 litres soient utilisés pour la commercialisation de l'huile d'olive, à condition de prévoir les dérogations nécessaires pour les services de restauration. Le Conseil invite la Communauté à coopérer de manière constructive avec le COI et le Codex Alimentarius en vue d'une harmonisation des normes.