Bruxelles, 02/07/2001 (Agence Europe) - Le 4 juillet, le PE débattra en plénière (première lecture, procédure de codécision) du rapport de la Verte irlandaise Patricia McKenna sur la proposition de recommandation relative à la mise en oeuvre d'une stratégie d'aménagement intégré des zones côtières en Europe.
La richesse de la biodiversité des zones côtières de l'Union est exposée à des menaces telles que la pollution (par les hydrocarbures notamment), la forte densité de population, le déboisement ou encore le réchauffement climatique qui entraîne une élévation du niveau des mers, modifie la fréquence et la force des tempêtes et accentue l'érosion côtière, constate le rapporteur, qui note que l'aménagement n'y tient actuellement pas suffisamment compte de la capacité locale de résistance aux pressions environnementales et que des ressources naturelles et certaines structures sociales y subissent ainsi des dommages irréversibles. La principale difficulté à laquelle l'UE se trouve confrontée est le manque de coordination des efforts menés en matière d'aménagement: chaque plan est chapeauté par un organisme différent, vise des objectifs différents et est soumis à des conditions différentes en matière de suivi et de notification. Pour remédier à cette situation, la Commission européenne a présenté, en septembre 2000, une proposition de recommandation relative à la mise en oeuvre d'une stratégie d'aménagement intégré des zones côtières en Europe. Ce texte vise à encourager les Etats membres à entreprendre un inventaire national de la législation, des institutions et des acteurs impliqués dans la planification et l'aménagement des zones en question, et à développer une stratégie nationale pour la promotion de leur aménagement intégré. Dans son rapport, Patricia McKenna considère que la recommandation à l'examen constitue "une première mesure essentielle", mais qu'il faut mettre en place un cadre juridique cohérent au niveau de l'UE pour que les recommandations formulées soient dûment mises en place par les Etats membres afin de garantir la protection souhaitée. Le rapporteur propose une série d'amendements qui, d'une manière générale, appellent à une meilleure coordination entre les différents services administratifs, agences et autres organisations opérant dans le domaine de l'aménagement des zones côtières.