Strasbourg, 02/07/2001 (Agence Europe) - L'ouverture de la session plénière du Parlement européen a été troublée par le communiste grec Efstratios Korakas (KKE) qui a fustigé «l'enlèvement» de M. Milosevic pour le faire juger, a-t-il dit, par «un tribunal politique» créé sous la pression des Etats-Unis. «Nous ne pouvons pas admettre ce genre de pratiques» qui ne «respectent pas la souveraineté d'un pays», a-t-il dit. Prenant la parole, le président français du groupe de la gauche unitaire, Francis Wurtz s'est déclaré «consterné» qu'un membre de son groupe puisse ainsi prendre la défense de M. Milosevic, même si c'est un pays qui n'a pas souscrit à la création de la Cour pénale internationale - les Etats-Unis - qui a exercé les pressions les plus fortes afin d'obtenir que M. Milosevic soit livré au Tribunal de La Haye. M. Wurtz, qui a été très applaudi, a dit que son groupe a toujours soutenu le combat du Parlement en faveur des prisonniers politiques et il a souligné que les personnes qui avaient mérité le soutien du Parlement alors qu'elles étaient injustement emprisonnées s'appelaient, hier, Nelson Mandela et, aujourd'hui, Leyla Zana. «Les valeurs pour lesquelles ils combattent sont à l'opposé des objectifs poursuivis par l'ancien homme fort de Belgrade», a-t-il ajouté.