login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 7997
Sommaire Publication complète Par article 26 / 52
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/eurobarometre

L'Eurobaromètre spécial révèle un citoyen peu au fait des affaires européennes

Bruxelles, 02/07/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne a publié vendredi dernier un Eurobaromètre spécial essentiellement destiné à ses "bureaux de représentation". Le sondage, qui porte sur l'opinion publique européenne face à l'élargissement, à la monnaie unique et à l'avenir de l'Europe, révèle essentiellement que le citoyen est mal informé sur l'ensemble de ces questions.

Ainsi, si 2 % des Européens se disent très bien informés sur l'élargissement, ils sont près de 80 % à se considérer mal informés. En outre, plus de 41 % des Européens disent n'avoir rien vu, lu ou entendu à propos du Sommet de Nice. Interrogé par la presse sur ce qui peut paraître à première vue comme un échec de communication de la part de la Commission, un de ses porte-parole, Jean-Christophe Filori, a reconnu que ces chiffres étaient préoccupants tout en rappelant que la responsabilité en matière d'information sur l'Europe n'appartient pas à la seule Commission, mais qu'elle incombe aussi aux Etats membres et à la société civile. S'agissant de l'information sur l'élargissement, il a indiqué que les programmes de travail étaient désormais bouclés au niveau des Etats membres, mais que "des questions procédurales ont freiné la machine". Malgré ce manque d'information, 64 % des Européens considèrent que l'élargissement est important "car il unifie notre continent", mais ils sont 57 % à estimer "n'être pas du tout impliqués" dans le débat politique sur l'élargissement. Près de 45 % estiment que l'UE ne devrait s'élargir qu'à certains pays, 21 % pensent qu'elle doit s'élargir à tous les pays qui le souhaitent et 16 % considèrent qu'elle ne devrait plus s'élargir du tout. Interrogés sur les trois pays qui devraient entrer les premiers dans l'UE, les Européens désignent après la Norvège (21 %) et la Suisse (21 %), toutes deux non candidates, la Pologne (18 %), la Hongrie (16 %) et la République tchèque (12 %). 20 % des Européens pensent que la Turquie ne devrait pas entrer dans l'UE.

Sur la monnaie unique, 58 % des Européens avouent un manque d'information, mais 86 % d'entre eux savent que les billets et les pièces en euros seront introduits l'année prochaine. Par ailleurs, près de trois citoyens sur quatre estiment que l'euro créera un lien entre les Européens, mais ils ne sont que un sur cinq, dans la zone euro, à avoir une connaissance exacte de la valeur de l'euro par rapport à leur monnaie nationale.

Enfin, une majorité d'Européens (44 %) estime qu'il serait intéressant de pouvoir dialoguer avec les institutions politiques sur l'avenir de l'Europe. Les thèmes suscitant le plus d'intérêt sont: la lutte contre le chômage (53 %), les droits des citoyens (52 %), la sécurité alimentaire (50 %), la santé (49 %) et l'environnement (48 %).

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE