02/07/2001 (Agence Europe) - Lors de l'Assemblée générale annuelle de la Fédération européenne de l'industrie pharmaceutique (EFPIA) à Lucerne (19-22 juin), son président Jean-François Dehecq (Sanofi-Synthélabo) a une nouvelle fois insisté sur la perte d'attractivité de l'Union européenne pour le secteur pharmaceutique en soulignant que les principaux laboratoires innovants n'ont dépensé que 59% de leurs crédits «recherche&développement» dans l'UE en 1999 contre 73% en 1990. Constatant que les Etats-Unis ont été le principal bénéficiaire de ce transfert, il a expliqué que le déplacement du centre de gravité vers les Etats-Unis se justifie par un environnement économique et commercial moins favorable en Europe. Et de citer, parmi d'autres causes, le «patchwork de systèmes de prix et de remboursement». Comme il l'avait fait lors de sa prise de fonction au début de l'année, M. Dehecq a plaidé pour: - une protection juridique effective de la propriété intellectuelle dans les pays candidats avant l'élargissement ; - une mise en œuvre effective de l'accord ADPIC qui ne doit pas être remis en question ; - l'amélioration des procédures d'autorisation de mise sur le marché (en particulier pour la reconnaissance mutuelle) ; - des mesures pour réduire la fragmentation du marché et lutter contre les importations parallèles.