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Bulletin Quotidien Europe N° 7974
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/indonesie

L'UE reste attentive à l'évolution politique en Indonésie

Bruxelles/Pékin, 30/05/2001 (Agence Europe) - La Troïka ministérielle conduite par la Présidente du Conseil de l'Union, Anna Lindh, avec son homologue belge Louis Michel, le Commissaire Chris Patten et le directeur général adjoint du Conseil Anastassio Vikas (le Haut Représentant pour la Pesc Javier Solana s'était excusé) a eu un entretien bref mais conséquent, jeudi dernier à Pékin, avec le ministre des Affaires étrangères d'Indonésie Dr Alwi-Shihab. "Cette rencontre, réduite à une heure (faute de temps), nous a permis d'entrer dans le vif du sujet", à savoir l'évolution actuelle de la situation politique dans ce pays en proie aux tourments de la transition vers la démocratie, "pour pouvoir orienter notre politique, une politique très engagée, active" à l'égard de l'Indonésie, a résumé l'un des diplomates européens qui participaient à la réunion.

La Troïka a "essentiellement écouté" le chef de la diplomatie indonésienne qui lui a confirmé l'engagement "fondamental et intégral" de Jakarta à poursuivre le processus de démocratisation et demandé à ses interlocuteurs de la "compréhension", vu les "très grandes difficultés que cela implique de rattraper trente années de régime totalitaire". L'infrastructure, le personnel politique et judiciaire ne sont pas prêts, a dit en substance M.Alwi-Shihab. Le ministre s'est montré sceptique quant à la possibilité de mener à bien une procédure de destitution contre le président Abdurrahman Wahid. M.Wahid, déjà formellement censuré à deux reprises par les parlementaires qui l'accusent d'incompétence et de corruption, s'est dit prêt à décréter l'Etat d'urgence civile pour empêcher les forces, selon lui, anti-démocrates, de le démettre de ses fonctions. D'après M.Alwi Shihab, le parlement outrepasse ses pouvoirs dans cette affaire et sa démarche est en contradiction avec la constitution qui n'autorise la destitution d'un président que pour violation de ses dispositions, a-t-il dit en ajoutant: "si Wahid part, l'équilibre de l'Indonésie risque d'être bouleversé". Il a insisté pour que l'Union continue de faire pression sur les mouvements séparatistes afin de maintenir l'intégrité territoriale du pays. Et d'ajouter au crédit du chef d'Etat: l'économie reste solide, avec une croissance qui est passée en l'espace de deux ans de 0 à 5%.

Tout en prêtant une oreille attentive à cette analyse, la Troïka a toutefois demandé et obtenu des assurances à propos de l'enregistrement des réfugiés est-timorais, tout en dénonçant le verdict "très léger" (6 à 20 mois de prison) censé sanctionner le meurtre de représentants du CICR.

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