login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 7974
Sommaire Publication complète Par article 25 / 38
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/telecommunications

Une analyse des coûts des télécommunications révèle une baisse généralisée du prix dans le monde, à l'exception des Etats-Unis

Bruxelles, 30/05/2001 (Agence Europe) - L'ouverture du secteur des télécommunications a continué à faire baisser les prix des communications de manière importante dans de nombreux pays durant la période 2000-2001, révèle une étude de l'Observatoire international des coûts énergétiques (NUS - National Utility Service). La situation des tarifs des 14 pays passés au crible par cette étude n'est pas uniforme. Dans le domaine des appels nationaux, 9 pays sont en situation de baisse des prix (Belgique, Espagne, Allemagne, Suède, Italie, Royaume-Uni, Danemark, Pays-Bas, France) et 4 en situation de hausse (Australie, Afrique du Sud, Etats-Unis, Finlande). Le Canada reste stable. En Europe, seule la Finlande a connu une hausse (8,8%), tandis que les prix ont fortement baissé en Allemagne (39,6%) et en Belgique (55,9%) en raison de la concurrence. La Suède est le pays le moins cher. Pour les appels internationaux, la baisse des prix, généralisée, a atteint une moyenne de 23%. Une exception de taille: les Etats-Unis, qui ont pourtant ouvert la voie au mouvement mondial de déréglementation dès 1984, connaissent une augmentation des prix des communications, tant sur le plan national (5,3%) qu'international (6,8%), qui les porte à la troisième place des pays les plus chers du monde, alors qu'ils se classent à la dixième place pour les appels locaux.

Au sein de l'Union européenne, la baisse des prix des communications nationales et internationales est générale, mais elle semble aller de pair avec une hausse du prix des communications locales (France, Pays-Bas, Belgique, Danemark, Finlande). Les entreprises françaises subissent une très forte hausse (40,5%), et la France devient le deuxième pays le plus cher après la Belgique. Les Pays-Bas enregistrent une hausse de 34,5%. L'Observatoire pose la question de savoir si les consommateurs européens accepteront des tarifs plus élevés pour les communications locales en contrepartie d'une réduction des tarifs longue distance. Il fait remarquer que, si le développement de la concurrence suit son cours naturel en Europe, se traduisant essentiellement par des fusions et des consolidations sur les marchés, les associations de consommateurs et les syndicats pourraient se faire entendre. Les enquêteurs observent que la déréglementation s'accompagne "d'un climat de confusion grandissant" qui peut, selon Jacques Claudel, le directeur général de NUS France, "conduire à un réflexe d'attentisme chez l'utilisateur final". Pour les consommateurs et les entreprises, confrontés à des prix et des services de plus en plus nombreux et différents, les télécommunications ne se limitent plus à une simple connexion. Aux Etats-Unis, la disparition de la tarification a ôté tout repère permettant au consommateur de déterminer l'avantage concurrentiel que présente le fournisseur. L'Observatoire conclut que la libéralisation des marchés a produit des effets, mais qu'elle n'est pas le seul facteur d'évolution des coûts. Il estime que la "guerre des prix" peut entraîner: 1) une disparition des "petits " opérateurs; 2) une baisse des marges bénéficiaires des opérateurs, qui se focalisent alors sur le développement de services globaux de télécommunications comprenant la transmission de données, les accès à Internet, ou le commerce électronique.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE