Bruxelles, 05/02/2001 (Agence Europe) - "Le développement du rail n'est pas la solution à l'augmentation du trafic et de la pollution" comme semble vouloir le dire la Commission dans le Livre Blanc sur la politique européenne des transports qui devrait être adopté le 7 mars, affirme l'Union internationale des transports routiers. "Nous ne craignons pas la concurrence du rail, mais les orientations de la politique européenne", a dit à la presse Hubert Linsenn qui deviendra début mars le délégué général de l'IRU à Bruxelles. Selon l'IRU, la Commission ne tient pas assez compte des progrès réalisés par les transports routiers en matière d'environnement: selon le système de norme "EUR" attribué aux camions, bus, etc. en fonction de leur niveau de pollution, les émissions de Nox seraient réduites de 86% entre 1990 et 2009 et celles de CO2 de 87%, dit-elle. Le Livre Blanc devrait dès lors mettre l'accent sur des mesures d'encouragement pour réduire les émissions à la source, et sur la diffusion des "meilleures pratiques". L'IRU appelle la Commission à adapter le niveau d'investissement dans les infrastructures aux parts de marché de chaque mode de transport et, donc, à investir davantage dans les transports routiers, qui ont assuré le transport de 1255 milliards en tonnes par kilomètre en 1998, contre 241 pour le rail. "La route transporte davantage et reçoit moins en terme d'investissements", proclame l'actuel représentant de l'IRU, Soren Rasmussen.