Bruxelles, 05/02/2001 (Agence Europe) - La Chine a accepté de reconnaître aux médicaments et aux produits agrochimiques autrichiens, finlandais et suédois la même protection juridique que celle accordée aux produits provenant des autres Etats membres de l'UE. Cette extension de la "protection administrative" chinoise met un terme à un différend entre l'UE et la Chine qui remonte à 1994 et aurait entraîné, selon une estimation de l'UE, des pertes de l'ordre de 25 millions d'euros pour l'industrie européenne. Saluant l'accord intervenu entre la délégation de l'UE à Beijing et le ministère chinois du commerce extérieur et de la coopération économique, le Commissaire Pascal Lamy a déclaré: "C'est une bonne nouvelle pour l'industrie pharmaceutique européenne. Nous avons réussi à éliminer une différence de traitement liée à la nationalité de l'entreprise. Toutes les entreprises de l'UE vont maintenant être traitées de la même façon".
EUROPE rappelle que les autorités chinoises s'étaient jusqu'à présent refusé à étendre à l'Autriche, la Finlande et la Suède, l'accord sur la protection administrative conclu avec l'UE alors que celle-ci ne comptait que douze Etats membres. Créée en 1980, la "protection administrative" a pour objet de conférer aux entreprises étrangères un droit d'exclusivité sur le marché chinois pour les produits pharmaceutiques et agrochimiques bénéficiant de la protection juridique accordée par un brevet dans un autre pays.