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Bulletin Quotidien Europe N° 7870
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/industrie/securite routiere

La Commission a fixe un délai de six mois pour la conclusion d'un accord négocié avec l'industrie automobile sur un modèle de capot réduisant les risques pour les piétons en cas de choc

Bruxelles, 22/12/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne a convenu de donner un délai de six mois à l'industrie automobile pour conclure un accord négocié sur des normes de construction et de test, qui permettent de réduire les risques pour les piétons en cas d'accident frontal. Les services "industries" de la Commission continueront à préparer pendant ce temps une proposition de directive, qui sera présentée en juin 2001 si aucun accord négocié n'est trouvé d'ici là (voir EUROPE du 20 décembre p.14). La "solution négociée" avec l'industrie devra apporter "un niveau satisfaisant de protection", indique Per Haugaard, porte-parole du commissaire à l'industrie, Erkki Liikanen. "Le niveau de protection ne doit en aucun cas être réduit, quelle que soit la solution, négociée ou contraignante, qui aboutira", insiste le porte-parole en ajoutant que "l'accord avec l'industrie permettrait de gagner du temps puisqu'il serait directement applicable, alors qu'une directive ne le serait pas avant 2008". Les négociations, qui sont en cours depuis une dizaine d'années sous la pression des associations représentant les consommateurs et les victimes de la route, achoppent notamment sur l'utilisation d'une série de tests "EEVC", dont les constructeurs automobiles européens nient la validité. "Les propositions de l'industrie ne sont pas suffisantes jusqu'à présent, la protection doit être au moins proche des tests EEVC", ajoute Per Haugaard.

La Commission cherchera parallèlement à obtenir un "engagement" de l'industrie automobile pour qu'elle développe la recherche et les applications technologiques permettant une "protection active" contre les accidents entre un véhicule et un piéton, "comme par exemple les radars ou système permettant d'améliorer la vision de nuit", explique le porte-parole.

L'European Transport Safety Council, représentant les victimes de la route, qui mène une campagne intensive de lobbying pour l'adoption rapide d'une législation contraignante, a protesté contre ce nouveau retard. "Nous trouvons difficile de comprendre ou d'accepter qu'après autant de temps un commissaire puisse encore appeler sérieusement à davantage de négociations sur un sujet aussi sérieux que la sécurité publique".

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