New York, 21/12/2000 (Agence Europe) - Mardi à New York, lors d'une réunion publique du Conseil de sécurité sur la situation au Kosovo en présence de Goran Svilanovic, ministre des Affaires étrangères de la République fédérale de Yougoslavie, le Représentant permanent de la France a, en prenant la parole au nom de l'Union européenne et des pays candidats à l'adhésion, constaté que la lutte "contre les violences devrait rester une priorité pour le nouveau représentant spécial du Secrétaire général " de l'Onu au Kosovo, le Danois Hans Haekkerup (qui remplace le Français Bernard Kouchner à partir du 15 janvier prochain: NDR). Au Kosovo, a dit l'ambassadeur français, "des hommes et des femmes continuent à être tués en raison de leur appartenance ethnique ou du fait des opinions modérées qu'ils ont exprimées" et "des groupes extrémistes d'origine albanaise ont assassiné des policiers serbes" dans la vallée de Preshevo, et "entretiennent l'instabilité en harcelant les forces de l'ordre dans le Sud de la Serbie". Le président Kostunica a appelé les populations à "ne pas tomber dans le piège des extrémistes qui cherchent à faire monter les tensions", et la communauté internationale "doit mettre tout son poids dans la balance pour que ce message soit entendu", a affirmé le Représentant permanent français auprès de l'Onu. Et il s'est félicité, au nom de l'UE, de la "déclaration présidentielle" sur laquelle s'était accordé le Conseil de sécurité et qui constitue, selon lui, "un signal clair de l'engagement international dans la lutte contre la violence et pour la recherche du dialogue".
En rappelant que, le 1er novembre dernier, M.Svilanovic était venu exposer aux Nations Unies "les principes qui fonderaient l'action des nouvelles autorités yougoslaves", le représentant de la Présidence française a noté que des "pas importants" ont été accomplis par Belgrade. "Même si, ici où là, le nationalisme extrémiste reste présent, la démocratie s'est à présent installée dans la région", ce qui fait apparaître, l'intolérance, la violence et les haines ethniques qui subsistent "encore plus nettement anachroniques", a-t-il souligné. "Aujourd'hui même, vous avez signé, au nom de la Rfy, le statut de Rome créant la Cour Pénale Internationale, témoignant ainsi de l'engagement durable des nouvelles autorités yougoslaves en faveur du respect du droit humanitaire international et de la lutte contre l'impunité", a conclu l'ambassadeur français. (Le statut de la future Cour n'a pas encore été ratifié par tous les Etats membres de l'UE: NDR).