Bruxelles, 21/12/2000 (Agence Europe) - Jeudi en fin d'après-midi, le Comité des Représentants permanents essayait encore de régler la principale difficulté entravant la finalisation du texte du Traité de Nice - la contradiction entre le pourcentage de voix auquel, à partir de 2005, devrait correspondre la majorité qualifiée au Conseil (73,4% des voix) et le chiffre sur la minorité de blocage (91 voix). Certains Etats membres insistaient sur une solution dès à présent; selon d'autres, on pourrait attendre l'approche de l'échéance de 2005 (voir aussi EUROPE d'hier, p.6). L'Espagne insistait pour maintenir, dans une UE élargie, la minorité de blocage à 91 voix, alors que la plupart des "petits" pays, mais aussi certains "grands", estimaient que la minorité de blocage devrait être corrigée vers le haut, afin de la faire correspondre au seuil de la majorité qualifiée figurant dans le texte provisoire du Traité.