Nice, 11/12/2000 (Agence Europe) - Le Conseil européen a adopté à Nice la déclaration suivante sur le Proche-Orient (le thème avait été abordé par les ministres des Affaires étrangères):
« Le Proche-Orient doit retrouver une perspective de paix. Nul ne peut se résigner à la violence, à la souffrance des populations, à la haine entre les peuples. La négociation doit reprendre. A cet égard, l'Union européenne juge nécessaire: - l'engagement personnel du Premier ministre israélien et du président de l'Autorité palestinienne ; - la mise en oeuvre intégrale et immédiate des engagements qu'ils ont pris à Charm El-Cheik et à Gaza ; - des gestes concrets de la part des deux parties, y compris la renonciation à la violence et, en ce qui concerne Israël, la question de la colonisation ; - la mise en place d'un mécanisme de mesures de confiance ; - le début des travaux sur place de la Commission d'établissement des faits, à laquelle participe, comme représentant de l'Union européenne, Javier Solana, Secrétaire général, haut Représentant pour la Pesc ; - un accord sur la création d'une mission d'observateurs. L'Union européenne a des intérêts majeurs au Proche-Orient. Ses positions ont été clairement définies, notamment au Conseil européen de Berlin en mars 1999 et dans la déclaration de l'Union européenne du 12 septembre 2000. Elle est prête à se concerter avec toutes les parties sur les moyens d'atteindre ces objectifs en vue de la reprise de la négociation pour un accord de paix ».