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Bulletin Quotidien Europe N° 7852
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/pologne

Le président Kwasniewski exprime avec force la « détermination » de la Pologne de conclure les négociations d'adhésion en 2001 et d'adhérer à l'UE en 2003

Bruxelles, 29/11/2000 (Agence Europe) - Aleksander Kwasniewski, président de la République de Pologne, a réitéré mardi la « détermination » de son pays de conclure les négociations d'adhésion d'ici la fin de l'année 2001 de manière à pouvoir entrer dans l'UE le 1er janvier 2003. « Nous restons déterminés à conclure les négociations avant la fin de l'année prochaine. De cette façon, l'année 2002 pourra être utilisée pour la ratification du traité d'adhésion (dans les pays membres et en Pologne) de manière à permettre notre entrée le 1er janvier 2003, qui est notre date objective (« target date ») pour l'adhésion », a dit M. Kwasniewski à l'issue de son entretien avec Romano Prodi, président de la Commission européenne. Le président polonais, qui avait souvent exprimé son mécontentement à l'égard du « manque apparent de volonté politique » des Quinze d'avancer plus rapidement dans le processus d'élargissement, s'est dit convaincu que les deux parties sont désormais soucieuses d'avancer dans ce processus qui est avantageux à la fois pour les membres actuels de l'UE et pour les pays candidats.

Romano Prodi, pour sa part, s'est félicité des « progrès concrets, forts et encourageants » que la Pologne a faits au cours de l'année écoulée. Ces progrès se sont reflétés, à juste titre, dans le rapport de progrès que la Commission vient de publier sur la Pologne, a-t-il remarqué. M. Prodi n'a pas commenté l'ambition polonaise de conclure les négociations en 2001 et de devenir membre de l'UE dès le début de l'année 2003, mais il s'est limité à répéter la déclaration de Helsinki selon laquelle l'UE sera prête, fin 2002, à « accueillir » de nouveaux membres. « L'important n'est pas de spéculer sur des dates possibles, mais de progresser dans le travail de manière à assurer que le processus se poursuit et qu'il va dans la bonne direction », a dit le président de la Commission européenne.

Le président polonais a aussi insisté sur la nécessité de faire du Sommet de Nice un « succès » en matière de réformes institutionnelles, « car il doit préparer le terrain pour l'élargissement ». Sur la substance des réformes, par exemple sur la question du nombre de commissaires ou de la pondération des voix au Conseil, M.Kwasniewski a affirmé que « tout ce qui est acceptable par l'Espagne, pourra aussi être accepté par la Pologne ». Pour le reste, la Pologne, en tant que pays candidat qui ne participe pas à la CIG, ne peut pas exprimer des revendications particulières, a estimé le président. » "Ce qui compte, c'est qu'il y ait des décisions à Nice. Nous accepterons ces décisions », a-t-il dit. M. Kwasniewski a indiqué qu'il ne s'attend pas à ce que les Quinze décident à Nice d'offrir aux candidats une échéance pour la conclusion des négociations ou pour l'adhésion proprement dite. « Je pense que la volonté de l'Union de réaliser l'élargissement sera réaffirmée", ce qui n'empêchera pas la Pologne de continuer à réitérer sa « détermination » d'être prête pour adhérer en 2003.

La Pologne veut être pleinement associée aux discussions sur le nouveau gazoduc éventuel
pour les livraisons de gaz russe à l'UE

Le président polonais a par ailleurs été interrogé par le journal belge "Le Soir", à propos du projet du nouveau gazoduc qui transporterait le gaz russe vers l'UE en traversant la Pologne et en contournant l'Ukraine. Il a répondu: "L'Occident souhaite augmenter les fournitures de gaz russe et la Russie est prête à le vendre. Cela est normal. Mais nous formulons certaines réserves. D'une part, l'Occident négocie avec la Russie en l'absence de la Pologne, pourtant concernée. C'est inacceptable et c'est une mauvaise pratique. D'autre part, il n'est pas correct que cette affaire n'ait pas été non plus discutée avec l'Ukraine que ce nouveau gazoduc devrait contourner. J'espère donc que cette affaire sera discutée à quatre: Union européenne, Pologne, Ukraine et Russie (et naturellement aussi de manière séparée entre la Russie et l'Ukraine)."

Le président a ajouté qu'il faudrait aborder ce type de problèmes "en termes d'intérêts communs" et non pas en termes de "rapports de force, de choc de concurrents," etc.

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