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Bulletin Quotidien Europe N° 7852
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/commission/italie

M.Amato et M.Prodi ont constaté une large convergence de vues entre l'Italie et la Commission à propos de la réforme institutionnelle et de l'avenir de l'Europe

Bruxelles, 29/11/2000 (Agence Europe) - Comme prévu, le premier ministre italien Giuliano Amato a rendu visite ce mercredi à la Commission européenne. La visite a commencé par un entretien Amato-Prodi et s'est poursuivie par un large échange de vues de M.Amato avec la Commission dans son ensemble. La préparation et les perspectives du Sommet de Nice ont été longuement évoquées, ainsi que plusieurs questions spécifiques intéressant soit les politiques européennes (sécurité maritime, "vache folle", Agenda social), soit des problèmes spécifiques à l'Italie.

Descendus en salle de presse, les deux présidents ont fait état d'une très large convergence de vues entre la Commission et l'Italie, et un terrain d'entente sur l'avenir de l'Europe. M.Amato a souligné que l'Italie se présentera au Sommet de Nice comme peu d'autres pays peuvent le faire, c'est-à-dire sans exiger le maintien de la règle de l'unanimité sur aucun des domaines pressentis pour le passage à la règle de la majorité qualifiée; ceci non pas par "européisme facile" mais par conviction, la conviction que pour des questions cruciales, les intérêts de chacun sont mieux protégés par des réponses européennes. Interrogé sur la possibilité que l'Italie n'accepte pas la "réforme institutionnelle" si celle-ci manque d'envergure, il s'est voulu optimiste en estimant qu'il est possible d'aboutir à un résultat acceptable; et M.Prodi a partagé cette opinion, en affirmant que des progrès sont encore possibles pendant ces derniers jours. M.Amato n'a pas voulu fournir de précisions sur la position de l'Italie, en faisant valoir que le Parlement italien (par un vote presque unanime, réunissant majorité et opposition) l'avait chargé de "négocier" à Nice les meilleures solutions possibles.

Aussi bien M.Amato que M.Prodi ont contesté que l'élargissement puisse aggraver le drame des immigrations illégales; au contraire, a précisé le président de la Commission, les faits prouvent que lorsque des perspectives de développement apparaissent dans un pays pauvre, la tendance à émigrer s'affaiblit, et de toute manière les adhésions permettront de mieux contrôler les émigrants clandestins.

M.Amato a par ailleurs déclaré qu'il considère l'Eurogroupe (groupe ministériel des pays de la zone euro) comme "l'expression d'une coopération renforcée" dans le sens qui sera retenu par le Traité de Nice.

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