Bruxelles, 27/11/2000 (Agence Europe) - Margot Wallström, commissaire européenne à l'Environnement, s'est déclarée déçue de ce que les négociations de La Haye sur les changements climatiques aient été suspendues samedi faute d'accord sur des règles détaillées permettant de rendre opérationnel le Protocole de Kyoto. Elle s'est toutefois dite déterminée à poursuivre les travaux avec toutes les parties pour parvenir à un accord en 2001, lors de la deuxième partie de la COP6 (sixième conférence des parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), confiante que ce délai supplémentaire sera mis à profit pour parvenir à un consensus global qui permettra la ratification du Protocole. Dans un communiqué, publié dimanche par la Commission, Margot Wallström déclare: "L'exemple du Protocole de Carthagène à la Convention cadre des Nations unies sur la biodiversité (NDLR: protocole établissant des règles pour encadrer le commerce international des organismes génétiquement modifiés vivants) sur lequel un accord n'a été trouvé qu'à la deuxième tentative, montre qu'une panne temporaire peut conduire finalement à de meilleurs résultats. Bien sûr, nous aurions préféré aboutir dès à présent, mais nous avons manqué de temps. La reprise de la COP 6 nous offrira la deuxième chance".
EUROPE rappelle que les négociations de La Haye ont principalement achoppé sur le refus de l'Union européenne et des pays en développement (le "groupe des 77") d'accepter, comme le voulaient les Américains et leurs alliés (Canada, Australie, Norvège, Nouvelle-Zélande et Japon) que les forêts et les terres agricoles, qualifiés de "puits de carbone", puissent, d'une quelconque manière, être comptabilisées dans la réalisation des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et réduire ainsi d'autant les efforts effectifs fournis par les différents pays industrialisés pour contribuer à la lutte contre le réchauffement de la planète.