Bruxelles, 27/11/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne a diffusé vendredi dernier la nouvelle édition du "tableau d'affichage" du marché unique, publication qui fait périodiquement le point surtout sur le niveau d'application des règles du marché unique dans les Etats membres. La Commission constate que le taux de transposition des directives européennes dans les législations nationales a continué de s'améliorer; toutefois, la France et le Portugal et surtout la Grèce accusent encore un certain retard. Leurs "déficits de transposition" continuent d'être trois fois plus importants que ceux des pays les plus performants, qui sont le Danemark, la Finlande, la Suède et l'Espagne.
Au-delà de cet aspect "transposition", la "révision 2000" de la stratégie pour le marché unique avait identifié 80 actions à mettre en oeuvre avant la fin de l'année 2000. La Commission estime que 44 seront achevés à temps, 27 ont enregistré des progrès et pourront être menées à bien dans les premiers mois de l'an 2001, mais pour 9 actions il y a eu peu ou pas de progrès. La Commission définit "décevant" ce bilan, mais en même temps "encourageant" pour ce qui concerne les 27 actions prioritaires qui avaient été identifiées comme étant susceptibles d'avoir une incidence forte et rapide sur le fonctionnement efficace du marché unique. Il était prévu que dix aboutissent pour la fin de l'année; la Commission a constaté que huit ont été menés à bien, dont: les propositions sur l'Autorité alimentaire européenne, les propositions sur le renforcement de la sécurité maritime, la stratégie pour la suppression des obstacles aux échanges dans le secteur des services, la libéralisation progressive des chemins de fer, etc. Les échecs concernent le statut de la société européenne et la directive sur le marché intérieur sur le gaz naturel (qui n'a pas encore été transposée en droit national par quatre Etats membres).
Le tableau d'affichage comporte également les résultats d'une enquête menée auprès de quelque 4.000 entreprises d'où il ressort que le fonctionnement du marché unique engendre un niveau croissant de satisfaction dans les milieux professionnels. Les trois quarts des entreprises interrogées estiment que la consolidation du marché unique aura un effet favorable, voire "très favorable", sur leurs activités.
Le commissaire au marché intérieur Frits Bolkestein a commenté positivement ces évolutions, tout en soulignant qu'il ne faut pas ralentir les efforts car des lacunes subsistent, et invitant les trois pays les plus retardataires à accomplir un effort particulier. Il a constaté avec satisfaction que l'existence en elle-même du tableau d'affichage suscite une émulation positive entre les Etats membres.