Bruxelles, 29/09/2000 (Agence Europe) - Comme nous l'avons indiqué, le Premier ministre espagnol José Maria Aznar a prononcé mardi à Paris un discours dans lequel il a présenté l'approche de l'Espagne concernant la CIG, l'avenir plus à long terme de l'Europe et l'élargissement. EUROPE en développe certains passages:
élargissement. Sans élargissement, "l'Europe serait dépourvue de la dimension continentale nécessaire pour agir à l'heure de la globalisation" et l'Espagne souhaite que l'élargissement devienne "une réalité le plus vite possible". M.Aznar, qui ne croit pas dans la fixation de "dates et délais rapidement démentis" par les événements, croit "néanmoins que l'an 2003 peut être l'année qui verra l'entrée des voisins les plus avancés".
CIG. M.Aznar a réaffirmé en particulier qu'une Commission où les grands Etats membres ne seraient pas présents "irait à l'encontre de toute logique politique", et a demandé que l'UE cesse d'ignorer "le poids réel de chaque Etat" lors des votes au Conseil. En outre, il a souligné que les coopérations renforcées doivent être un facteur "d'intégration et non de ségrégation", et a proposé qu'elles s'appliquent aux domaines "où la construction européenne est moins développée" (justice et affaires intérieures et certains aspects de la Pesc). Les pays qui lancent une coopération renforcée sont, "en employant des termes utilisés en biologie", comme des "précurseurs " dont l'effort commun débouche sur une réalité plus large, a dit M.Aznar, en ajoutant: "Dans ce sens, l'Espagne souhaite être l'un des précurseurs sur cette nouvelle voie".
étape suivante la CIG, qui devrait "s'achever pendant la seconde moitié de cette décennie". La réflexion sur la configuration de l'Union européenne à long terme doit être engagée après Nice sans "calendrier fixe" et "sans a priori", estime M.Aznar, indiquant en particulier qu'il aborde la question de la délimitation des compétences (thème cher à l'Allemagne: NDR) "dans un esprit ouvert", mais qui affirme aussi que le souci de subsidiarité "ne peut pas servir de prétexte à un nationalisme rénové avec l'effet non souhaité d'un rapatriement des compétences de l'Union vers les Etats membres". Comme Espagnol, M.Aznar pense qu'il faudrait "approfondir la notion de l'exercice partagé des compétences plutôt que de parler de divisions de celles-ci".