login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 7810
Sommaire Publication complète Par article 21 / 39
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/developpement/sante

La Commission européenne est déterminée à agir concrètement pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dans les PVD

Bruxelles, 29/09/2000 (Agence Europe) - La volonté de traduire en action les déclarations d'intention pour s'attaquer efficacement à la lutte contre les maladies transmissibles dans les pays en développement était manifeste, jeudi à Bruxelles, à l'ouverture de la table ronde internationale sur l'accélération de cette lutte, organisée par la Commission européenne sous la responsabilité du commissaire Poul Nielson et parrainée par l'OMS et le programme Onu/sida (voir EUROPE du 27 septembre, p. 16).

« Les pays en développement, où vivent la plupart des populations pauvres, sont accablés par le double fardeau de la pauvreté et d'une explosion de trois maladies transmissibles, le sida, le paludisme et la tuberculose. Nous étions persuadés d'avoir pratiquement éradiqué l'une d'entre elles- le paludisme dans certaines régions du monde en développement. Le sida n'est apparu que plus récemment comme une maladie particulièrement meurtrière. Associée au sida, la tuberculose tue actuellement plus de monde qu'elle ne l'a jamais fait auparavant. Je veux que l'Union joue un plus grand rôle dans l'aide accordée aux pays en développement pour leur permettre de faire face à ces épidémies. »

En introduisant en ces termes, cette rencontre au plus haut niveau, le président de la Commission européenne Romano Prodi a donné le ton du débat et la mesure de l'enjeu: s'entendre sur les priorités d'un plan d'action concerté pour endiguer trois fléaux sanitaires reconnus comme un frein au développement des pays les plus pauvres, tous les participants ont évidemment soutenu cette orientation.

« Nous savons aujourd'hui que le sida, le paludisme et la tuberculose eux-mêmes sont des causes majeures de pauvreté. Le succès ou l'échec de notre réponse collective à ces menaces est la clé de la sécurité économique - non seulement des individus et des communautés - mais aussi des nations et des continents », a déclaré Gro Harlem Brundtland, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé

Le docteur Bernard Pécoul de Médecins sans frontières s'est félicité de l'initiative de la Commission et en particulier de sa disponibilité à «utiliser les garde-fous de l'OMC qui font contrepoids aux effets négatifs des brevets ». Et d'ajouter: comment l'Union peut-elle sérieusement lutter contre le sida dans les pays en développement si elle n'est pas prête à discuter du traitement des patients avec des cocktails de médicaments? Il nous faut un engagement politique de l'Europe nous garantissant qu'elle ne va pas se croiser les bras pendant que 26 millions de personnes meurent du sida en Afrique parce que les médicaments sont trop chers ». Le commissaire européen responsable de la politique commerciale, Pascal Lamy, a assuré son engagement personnel pour cet aspect fondamental qu'est la fourniture de médicaments à des conditions compatibles avec la situation des pays en développement, en précisant que l'action doit porter à la fois sur les prix, les taxes et les brevets pour la production sur place (en utilisant l'art. 31 de l'accord TRIPS).

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
CALENDRIER
INTERPENETRATION ECONOMIQUE