Le développement d’une criminalité organisée de plus en plus internationalisée a conduit l’Agence de l’Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale (Eurojust) à poursuivre, au cours de l’année 2025, le renforcement de sa coopération avec les autorités judiciaires de pays tiers.
Dans un rapport publié mercredi 10 juin, dans le cadre de son rapport annuel 2025, l’Agence souligne que cette coopération est un moyen essentiel de faciliter les enquêtes et les poursuites transfrontalières.
Aussi, cela permet-il de démanteler des réseaux criminels opérant au-delà des frontières de l’UE.
D’après le document, depuis 2020, environ 20% des nouvelles affaires enregistrées par Eurojust impliquent un pays tiers.
Eurojust travaille notamment au moyen d’un réseau de douze procureurs de liaison détachés auprès de l’agence. Ceux-ci ont ouvert 381 nouvelles affaires en 2025 et ont continué à participer aux équipes communes d’enquête ainsi qu’aux réunions de coordination.
En outre, l’Agence dispose de points de contact dans 82 pays et trois organisations régionales afin de faciliter l’exécution des demandes d’entraide judiciaire, et de nouveaux arrangements de travail ont été conclus avec l’Égypte, la Corée du Sud, la République dominicaine, le Paraguay et l’Uruguay.
Selon Eurojust, ces accords permettent l’échange d’informations, d’expertise et de bonnes pratiques dans la lutte contre la criminalité grave et organisée. Par ailleurs, l’Agence indique que le nombre de demandes d’assistance judiciaire transmises par l’intermédiaire de certains accords de coopération existants a plus que triplé en 2025 par rapport à l’année précédente.
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/mas (Nithya Paquiry)