À l’occasion d’un Conseil informel des ministres de l'Énergie, mercredi 13 mai, la Commission européenne a dévoilé un « catalogue » des « meilleures pratiques » d’États membres face à la crise des prix énergétiques. Annoncé le 22 avril lors de la présentation du plan AccelerateEU (EUROPE 13854/1), ce document recense les mesures nationales jugées opportunes par le principal organe exécutif de l’UE, afin d’inspirer les autres pays.
Long de 33 pages, ce catalogue fait la part belle aux initiatives vouées à réduire la consommation d’énergies fossiles. En s’orientant collectivement sur cette voie, les Vingt-Sept pourraient viser « une baisse de la demande de gaz naturel d’environ 10 à 15 milliards de mètres cubes (Bcm) par an, et de l’utilisation du pétrole et des produits pétroliers d’environ 15 à 20 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) par an », est-il ainsi estimé en introduction.
Parmi une myriade d’exemples nationaux, est notamment évoqué celui des « factures d’électricité grecques, [qui] fonctionnent depuis 2018 selon un système de tarification par paliers, dans lequel plus la consommation est élevée, plus le prix par kWh augmente ».
Pour inciter à diminuer la consommation d’électricité pendant les heures de pic, la Commission vante « le déploiement massif de compteurs intelligents » observé notamment en Finlande et en Suède.
Concernant les mesures de soutien budgétaire aux ménages et aux entreprises, l’institution met en avant celles qui « ne sont pas contradictoires avec la réduction de la dépendance aux énergies fossiles ». Sont ici soulignés le 'Chèque énergie' français créé en 2024, ou bien un « dispositif autrichien de soutien aux prix de l’électricité pour l’industrie ». Ce dernier comprend « l’obligation de réaliser un audit énergétique ou (...) d’allouer un minimum de 80% des fonds reçus à des mesures d’efficacité énergétique et/ou aux énergies renouvelables ».
Le document liste une multitude d’autres exemples de mesures issues des quatre coins de l’UE. Celles-ci visent aussi : - à supprimer des traitements préférentiels (notamment fiscaux) accordés au pétrole ou au gaz ; - à aider les consommateurs à changer de fournisseur d’énergie (EUROPE 13860/12) ; - à favoriser l’investissement dans la transition verte ; - ou encore à promouvoir les transports publics.
Voir le catalogue : https://aeur.eu/f/lwg (Clément Solal)