Dans un communiqué publié mardi 17 février, Michael O’Flaherty, Commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe, appelle les autorités hongroises à abandonner les poursuites engagées contre les organisateurs des Marches de fiertés qui se sont tenues en 2025, à cesser d’utiliser des mesures pénales et administratives pour entraver les rassemblements pacifiques et, in fine, à modifier ou abroger les lois qui sous-tendent ces restrictions.
Adoptées en mars et avril 2025, celles-ci interdisent de fait les manifestations pacifiques en faveur de l'égalité des personnes LGBTI.
Le Commissaire se réfère au cas de l’enseignant et militant Géza Buzás-Hábel, qui a organisé la marche de Pécs en octobre et à celui du maire de Budapest, Gergely Karácsony, à la direction de celle qui s’est tenue dans la capitale hongroise en mars.
Leurs inculpations « doivent être considérées dans le contexte plus large d'une série de mesures visant les défenseurs des droits humains par le biais de restrictions juridiques et de stigmatisation », déclare le Commissaire, qui appelle « à mettre un terme à la répression contre les défenseurs des droits humains et à la réduction de l'espace civique » en Hongrie.
Lien vers le communiqué : https://aeur.eu/f/kri (Véronique Leblanc)