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Bulletin Quotidien Europe N° 13806
Sommaire Publication complète Par article 16 / 35
POLITIQUES SECTORIELLES / Économie circulaire

Le Conseil de l'UE souligne la contribution d’une bioéconomie durable à la compétitivité de l’UE

Les pays de l’UE insistent sur la contribution d’une bioéconomie durable à la compétitivité de l’Union et à son autonomie stratégique, selon un projet de conclusions analysant la communication de la Commission européenne sur la bioéconomie (EUROPE 13761/1).

La Présidence chypriote du Conseil de l’UE a transmis, lundi 9 février, un projet de conclusions sur la bioéconomie en vue du Conseil 'Environnement' du 17 mars, qui devra les adopter.

Les délégations doivent envoyer d’éventuelles observations au plus tard jeudi 12 février. Sur cette base, la Présidence chypriote du Conseil préparera un projet révisé de conclusions en vue de la réunion du groupe de travail du Conseil, prévue le 20 février.

Le projet de conclusions salue l’intention de la Commission d’identifier et de renforcer des marchés de référence dans les secteurs énumérés dans la stratégie, mais demande également de prendre en compte d’autres secteurs, tels que « les chaussures et le textile, le liège, les résines naturelles, la pâte et le papier, les fibres naturelles, les matériaux à base de mycélium, les emballages en fibres biosourcées, les biopharmaceutiques, ainsi que les applications de la bioéconomie marine, en particulier dans les États membres insulaires et côtiers ».

Il est rappelé qu’un produit biosourcé n’est pas automatiquement respectueux de l’environnement, en particulier dans le cas des plastiques biosourcés qui, bien qu’ils puissent réduire les impacts environnementaux par rapport aux plastiques conventionnels, « doivent être issus de sources durables, utilisés de manière responsable et conçus dans une logique de circularité », selon le projet.

Le texte souligne également l’importance d’une utilisation efficiente de la biomasse, en donnant la priorité aux applications « à forte valeur ajoutée afin de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle tout en maintenant et en améliorant les services écosystémiques ».

Les États membres insistent notamment sur la production de produits et de matériaux à plus forte valeur ajoutée, permettant un stockage du carbone sur des périodes plus longues et se substituant aux matériaux d’origine fossile, tout en garantissant la circularité et l’efficacité des ressources.

Le projet de conclusions soutient en outre le développement d’incitations économiques en faveur de l’agriculture carbone (carbon farming) et des actions positives pour la nature, notamment par le biais du 'cadre de certification des absorptions de carbone' et de la 'feuille de route' de la Commission relative aux crédits nature. 

Il insiste également sur le « rôle stratégique » de la bioéconomie forestière ainsi que de la chaîne de valeur du bois et des produits forestiers non ligneux, en tant que sources de croissance et d’emplois durables, de développement économique, de conservation et de restauration de la biodiversité, de neutralité climatique et d’adaptation ainsi que de modèles économiques circulaires.

Enfin, le texte exprime des inquiétudes face à la dégradation environnementale généralisée, à la pollution et à l’épuisement des ressources naturelles résultant de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, un conflit qui a provoqué des « dommages graves et durables aux écosystèmes, aux infrastructures et aux communautés », selon le projet de conclusions. (Lionel Changeur)

Sommaire

REPÈRES
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CONSEIL DE L'EUROPE
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