La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, s’est montrée sceptique, mercredi 11 février, concernant la tenue d’élections en Ukraine, qui fait face à des attaques russes constantes.
Plus tôt dans la journée, le Financial Times avait annoncé que l’Ukraine, sous la pression des États-Unis, envisagerait d'organiser un scrutin présidentiel et un référendum sur un potentiel accord de paix avec la Russie avant la mi-mai.
« Organiser des élections alors que la guerre fait toujours rage n'est absolument pas une bonne solution », a souligné Mme Kallas en amont du Conseil ‘Défense’ de l'UE. « Organiser des élections alimente les luttes intestines entre différentes factions. Or, en cas d'attaques extérieures, il est tout simplement impossible d'organiser des élections, car l'adversaire est à l'extérieur et il faut concentrer tous les efforts pour le contrer », a-t-elle ajouté, rappelant que la plupart des pays européens avaient dans leur constitution une disposition interdisant la tenue d'élections en temps de guerre.
De son côté, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a rappelé la position de l’Alliance selon laquelle il appartient aux Ukrainiens de décider ce qu'ils sont prêts à accepter dans le cadre de l'accord de paix, mais aussi ce que cela pourrait signifier quant à la manière dont ils parviendront à un accord de paix définitif ou à un cessez-le-feu définitif avec les populations ukrainiennes. « En définitive, la décision leur revient. (…) J'ai toute confiance dans les dirigeants ukrainiens et dans la démocratie ukrainienne », a-t-il expliqué aux médias mercredi. (Camille-Cerise Gessant)