L’Union européenne saperait ses valeurs fondamentales et sa démocratie en reléguant les droits humains au second plan. Telle est la conclusion que tire Human Rights Watch dans son Rapport mondial 2026, publié mercredi 4 février.
L’ONG dénonce ainsi une conjonction, selon elle, entre une trop grande importance accordée à la dissuasion migratoire, la normalisation des discours sexistes, xénophobes et antidémocratiques, l’application incohérente de l’État de droit, une moindre place accordée à la société civile ainsi qu’un supposé double standard quant à la politique étrangère.
L’organisation pointe notamment du doigt le règlement sur les 'retours' (EUROPE 13767/14), ce qu'elle perçoit comme une inaction du Conseil face aux atteintes répétées à l’état de droit en Hongrie - rappelant qu'en 2025, la Hongrie s’est retirée de la Cour pénale internationale (CPI) et a accueilli le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, visé par un mandat d'arrêt de la CPI.
L’influence grandissante de l’extrême droite et une diplomatie qui privilégierait la sécurité et le commerce au détriment des droits fondamentaux sont également épinglées dans le rapport, qui présente des chapitres individuels sur la France, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Pologne et l’Espagne.
Le rapport : https://aeur.eu/f/kkq (Nithya Paquiry)