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Bulletin Quotidien Europe N° 13801
POLITIQUES SECTORIELLES / CompÉtitivitÉ

Les États membres entament leur réflexion, à une semaine de la retraite informelle des dirigeants européens sur la compétitivité

Alors que la Commission a dédié une réunion spécifique du Collège au sujet de la compétitivité, mais n’a pas souhaité communiquer à l’issue de ses échanges, les représentants des États membres se sont penchés, eux aussi, mercredi 4 février, sur le sujet de la compétitivité et les axes à privilégier lors de la retraite informelle des dirigeants européens, le 12 février prochain à Alden Biesen (Belgique).

Comme l’a indiqué le Président du Conseil européen, António Costa, les discussions des dirigeants s'articuleront autour de deux axes principaux : le contexte géoéconomique et le positionnement de l'UE dans le monde ainsi que les stratégies et politiques intérieures de l'UE et la manière d’orienter les investissements.

Pour la plupart des délégations, l’accent devra être mis, entre autres, sur la simplification de la législation, la nécessité de renforcer et d'approfondir le marché unique, l'accès au capital pour les entreprises et les investissements privés ou encore la lutte contre les prix élevés de l'énergie et l'impact de la politique climatique sur la compétitivité de l'UE.

Le soutien aux PME, la mise en place du futur ‘28e régime’ pour les petites entreprises et la réduction de la dépendance de l'UE, notamment en ce qui concerne les matières premières critiques, ont aussi été soulevés comme points prioritaires. Par ailleurs, la réunion devra aboutir à des actions concrètes.

Pour certaines délégations, notamment la France, mais aussi l’Espagne ou la Grèce, qui seraient en soutien, le Sommet informel devra être l’occasion de dresser une analyse poussée de la situation ‘géoéconomique’ et des dépendances de l’UE, et cela secteur par secteur, en s'interrogeant sur les instruments à mettre en place, entre investissements et mesures de protection, si nécessaire.

La France promouvra son concept favori de ‘préférence européenne transversale’ et une réduction systématique des risques dans des secteurs comme le numérique, la défense ou les terres rares.

Cela ne va cependant pas de soi pour tous les États membres, les Vingt-sept n’ayant pas forcément la même analyse des risques et des dépendances européennes.

Plusieurs pays, comme l’Allemagne, l’Italie ou la République tchèque, ont déjà formulé leurs attentes dans la perspective de cette 'retraite', insistant, entre autres, sur la simplification règlementaire ou sur la suspension de mesures comme l’ETS2, s'agissant de Prague. La Suède pourrait aussi publier une note de réflexion sur le sujet. (Solenn Paulic)

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