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Bulletin Quotidien Europe N° 13800
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DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / Logement

Locations de courte durée - Dan Jørgensen veut donner aux zones sous tension des « outils » pour agir contre la pénurie de logements abordables

Réunis par visioconférence à l'invitation de la Présidence chypriote du Conseil de l'Union européenne, les ministres chargés du Logement dans les États membres ont transmis, mardi 3 février, leurs premières réactions au plan européen pour le logement abordable qu'avait présenté la Commission européenne en décembre (EUROPE 13774/23, 13774/24).

Le ministre chypriote de l'Intérieur, Constantinos Ioannou, a fait état de « discussions constructives » qui fourniront une « orientation politique » aux travaux du Conseil avec en ligne de mire un déjeuner ministériel lors du Conseil 'Emploi et Affaires sociales', lundi 9 mars. Une conférence européenne spécifique aura également lieu en mai à Chypre.

D'après M. Ioannou, le plan européen peut servir de catalyseur aux différentes initiatives menées dans le cadre de plans nationaux dans le domaine du logement.

Le commissaire européen compétent, Dan Jørgensen, a fait état d'une crise du logement « extrêmement sévère » dans l'UE, des millions de citoyens peinant à trouver un logement abordable. « Nous ne pouvons pas tout résoudre depuis Bruxelles, mais nous pouvons coopérer et faciliter les décisions nécessaires » prises aux niveaux infra-étatiques, a-t-il estimé. Il a prôné des investissements accrus pour construire des logements neufs ou rénover le parc existant, une simplification de la réglementation européenne.

Séjours de courte durée. M. Jørgensen a aussi mentionné l'initiative législative, annoncée courant 2026, relative aux séjours de courte durée. Ce phénomène en croissance dans de nombreuses régions de l'UE contribue à une augmentation des loyers dans les lieux touristiques et, parfois, évince la population locale dont les revenus ne suivent pas le niveau des prix.

« Nous ne proposons pas de bannir » les séjours de courte durée, mais nous devons « donner aux villes les outils pour agir », a indiqué M. Jørgensen. « Nous proposons de fixer des critères permettant d'identifier les zones de logement sous tension », a-t-il ajouté.

Interrogé par Agence Europe, le commissaire n'a pas confirmé si un possible plafonnement du nombre des nuitées dans le cadre de séjours de courte durée allait être une mesure intégrée à la 'boîte à outils' dont disposeront les zones identifiées comme étant 'sous tension'. (Mathieu Bion)

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