Tout comme le ministre des Affaires étrangères (EUROPE 13796/4), le secrétaire d'État espagnol aux Affaires européennes, Fernando Sampedro, a plaidé, mardi 3 février, à Chypre, pour une armée européenne.
« Dans le contexte géopolitique actuel, il est temps que l'Europe renforce sa souveraineté en matière de sécurité et de défense et fasse progresser les travaux sur une éventuelle armée commune », a-t-il souligné à son arrivée à la réunion ministérielle informelle sur la compétitivité (voir autres nouvelles).
La veille, en Norvège, la Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, avait pourtant balayé l’idée. « Ceux qui affirment que nous avons besoin d'une armée européenne n'ont peut-être pas réfléchi aux implications pratiques de cette mesure. Si vous faites déjà partie de l'OTAN, vous ne pouvez pas créer une armée distincte », a-t-elle expliqué.
Soulignant que le plus important en temps de crise est la chaîne de commandement - « qui donne des ordres à qui » -, elle a estimé que s'il y avait, par exemple, une armée européenne et une armée de l'OTAN, « la responsabilité se perdait ». « Et c'est extrêmement dangereux », a prévenu la Haute Représentante. (Camille-Cerise Gessant, avec Solenn Paulic)