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Bulletin Quotidien Europe N° 13797
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POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Le coût des polluants éternels évalué à 440 milliards d’euros d'ici 2050, selon une étude de l'UE

La pollution par les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), dites 'polluants éternels', pourrait coûter environ 440 milliards d’euros à l’Union européenne d’ici 2050, si les niveaux actuels de contamination se maintiennent sans action réglementaire, selon une étude commandée par la Commission européenne, publiée jeudi 29 janvier. 

Ces substances chimiques persistantes, utilisées notamment dans les textiles, les emballages alimentaires ou les mousses anti-incendie, ont des effets avérés sur la santé humaine et l’environnement, générant des coûts importants pour la société, souligne le rapport.

Selon les scénarios retenus, les résultats de l'évaluation des coûts de la pollution aux PFAS varient entre 330 et 1 700 milliards d'euros, d'ici 2050. 

Les coûts sanitaires évalués ne concernent qu’un nombre limité de PFAS actuellement réglementés, parmi les milliers existants, ce qui laisse supposer un impact réel nettement supérieur.

Selon les auteurs, une réduction des rejets de PFAS à la source d’ici 2040 permettrait d’économiser environ 110 milliards d’euros, tandis que le seul traitement de l’eau contaminée pourrait dépasser 1 000 milliards d’euros. En raison de leur persistance, les PFAS restent présents pendant des décennies dans l’organisme humain et dans l’environnement, même après l’arrêt des émissions.

Les populations les plus exposées sont identifiées comme étant les nouveau-nés, les enfants, les personnes vivant à proximité de sites contaminés et les travailleurs de ces sites.

« Apporter de la clarté sur les PFAS, notamment par des interdictions dans les usages grand public, est une priorité absolue », a déclaré la commissaire européenne à l’Environnement, Jessika Roswall, soulignant que cette étude « démontre l’urgence d’agir ». Les conclusions du rapport (https://aeur.eu/f/kgs ) alimenteront les débats sur la dépollution et la réduction des émissions.

Pommes contanimées. Une analyse de 59 échantillons de pommes dans 13 pays européens révèle une contamination quasi systématique des pommes par des résidus de pesticides, selon une étude (https://aeur.eu/f/kgr ) publiée jeudi par PAN Europe. Près de 85% des pommes contiennent des 'cocktails' de pesticides. Seulement 7% des pommes analysées étaient exemptes de résidus. 64% contenaient au moins un pesticide de type PFAS et 36% un pesticide neurotoxique. Plus de 70% présentaient des substances classées parmi les plus toxiques par l’UE. Le fongicide fludioxonil, détecté dans près de 40% des échantillons, est un PFAS classé perturbateur endocrinien. Selon PAN Europe, plusieurs substances auraient dû être interdites depuis longtemps. (Lionel Changeur)

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