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Bulletin Quotidien Europe N° 13797
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Le cadre réglementaire pour la fusion nucléaire ne devrait pas répliquer celui pour la fission, selon la Commission européenne

En commission de l’Industrie (ITRE) du Parlement européen, les députés se sont interrogés, jeudi 29 janvier, sur les possibilités de commercialisation de la fusion nucléaire, alors que la Commission européenne prépare sa stratégie encadrant le développement de cette technologie, neutre en carbone, visant à imiter la production d'énergie du soleil.

L'institution a laissé entendre qu’un déploiement industriel n’était pas envisageable dans la décennie, mais que l’engagement existant dans la recherche devait se poursuivre.

Pour l’heure, le projet ITER, plus grand réacteur expérimental au monde, situé au sud de la France, forme encore « le noyau des efforts » de l’UE en matière de fusion nucléaire, a rappelé Jan Panek, directeur général adjoint à la Commission européenne.

« Il s'agit du seul projet de centrale électrique au monde à disposer de tous les éléments nécessaires et qui vise à lever toutes les incertitudes qui subsistent entre nous et la commercialisation de la fusion », a-t-il souligné.

Si ce projet doit « rester le cœur des activités » de l’UE dans le domaine, il est aussi important, selon M. Panek, de combler certaines lacunes technologiques et de mettre en place un cadre réglementaire adéquat.

Le directeur considère que ce cadre ne doit pas nécessairement répliquer celui qui s’applique actuellement à la fission nucléaire (utilisée dans les réacteurs nucléaires actuels), sans en dévoiler davantage.

Hildegard Bentele (PPE, allemande), a insisté notamment pour que la fusion soit pleinement intégrée à l’agenda de compétitivité de l’UE, et que les projets puissent être éligibles à des fonds de l'UE, comme celui pour la compétitivité ou celui pour l’innovation.

M. Panek a aussi reconnu l’importance de trouver un modèle de gouvernance qui puisse « intégrer nos efforts dans le cadre d'ITER avec les laboratoires de fusion à travers l'UE ».

Il n’a toutefois pas directement validé l’idée avancée par Giorgio Gori (S&D, italien) de mettre en place une agence de l’UE dédiée à la fusion, semblable à l’Agence spatiale européenne (ESA) dans le domaine spatial.

Alors qu’il en va de la compétitivité de l’UE, les investissements privés dans la fusion (environ 13 milliards d'euros) émanent principalement des États-Unis et de la Chine, représentant respectivement 46 et 32% des investissements à travers le monde. En comparaison, la part de ces investissements privés ne représentent que 5% dans l’UE, comme l’a souligné Marc Lachaise, directeur de Fusion for Energy (F4E). (Pauline Denys)

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