Plusieurs ministres français ont demandé à la Commission européenne « de faire du règlement sur les émissions de CO2 [des véhicules] un outil de souveraineté industrielle autant qu‘un standard environnemental », dans une lettre datée de lundi 8 décembre.
Alors que Friedrich Merz, le chancelier fédéral allemand, a demandé à la Commission plus de flexibilité concernant l'interdiction de la production de véhicules à moteurs thermiques neufs après 2035 (EUROPE 13762/27), la France soutiendra ces flexibilités ciblées, notamment en matière de neutralité technologique, « dès lors qu‘elles s'accompagnent et sont conditionnées à des mécanismes clairs d'incitations réglementaires à la production en Europe favorable aux emplois industriels ».
« Notre objectif commun devrait être une réglementation favorable à la production européenne qui concilie protection de l'environnement et notre souveraineté industrielle », ont argumenté les ministres.
Cette lettre intervient alors que la Commission a annoncé qu’elle pourrait revoir l'interdiction de la vente de véhicules neufs à moteurs thermiques en 2035 (EUROPE 13760/15) et que le Conseil était jusque là divisé sur la question (EUROPE 13719/4). La Commission doit présenter une initiative pour l’automobile mardi 16 décembre (EUROPE 13723/9).
Lire la lettre : https://aeur.eu/f/jxi (Anne Damiani, avec Solenn Paulic)