Dans la continuité des travaux relatifs à la Semaine européenne des droits des personnes handicapées au Parlement européen, la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) a consacré un échange « aux droits, libertés et lacunes persistantes dans la protection des personnes handicapées dans l’UE ».
Natalia Guala Beathyate, membre du Comité des Nations unies sur les droits des personnes handicapées, a avancé, sur la base des rapports réguliers et des recommandations (https://aeur.eu/f/jtd ) visant à « améliorer la mise en œuvre de la Convention » (la CRPD de 2006 relative aux droits des personnes handicapées et ratifiée par l’Union européenne), que même si les progrès accomplis dans le cadre de la stratégie européenne du handicap 2021-2030 sont reconnus, plusieurs domaines sont encore amplement perfectibles, notamment l’éducation, l’emploi, l’accès aux soins, la vie indépendante et « l’accès à tous les services ».
Surtout, la libre circulation est apparue comme un enjeu majeur.
La carte européenne du handicap, adoptée fin 2024 (EUROPE 13503/27), est une étape « importante et fondamentale », selon Natalia Guala Beathyate, mais - notamment pour les personnes qui se déplacent durablement pour des raisons personnelles, professionnelles ou éducatives - ses avancées restent limitées.
Elle a ainsi appelé à l’adoption de mesures législatives favorisant l’harmonisation des droits et des prestations sociales dans tous les pays de l’UE ainsi qu’une reconnaissance sans réserve du handicap.
« C’est essentiel pour que ces 6 millions de personnes handicapées soient dans les mêmes conditions que les autres citoyennes et citoyens », a-t-elle affirmé en ce sens. (Nithya Paquiry)