La Belgique a transmis à la Commission, samedi 18 octobre, une lettre relayant son appel, avec 19 autres États, à établir une approche européenne coordonnée sur le retour des ressortissants afghans en situation irrégulière et des Afghans ayant commis des crimes.
Alors que les ministres de l’Intérieur des États membres avaient déjà appelé le 14 octobre à une action commune sur le sujet (EUROPE 13730/3), la Commission a confirmé le 20 octobre avoir reçu cette missive également signée par la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, Chypre, la République tchèque, l’Estonie, la Finlande, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, l’Italie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, la Pologne, la Slovaquie et la Norvège.
Elle a expliqué être déjà en contact avec le régime des talibans depuis le début de l’année. La Commission mène en effet des « contacts exploratoires au niveau technique » depuis plusieurs mois avec les autorités afghanes sur la question des retours et cherche déjà à assurer une coordination au niveau de l'UE.
La ministre Anneleen Van Bossuyt demande notamment à la Commission et au SEAE de renforcer le rôle de coordination de Frontex dans le retour volontaire et la réintégration des ressortissants afghans et encourage la Commission européenne à faire progresser les travaux sur les possibilités de retour forcé, en accordant la priorité aux personnes représentant une menace pour l'ordre public ou la sécurité nationale.
En 2024, 22 870 Afghans ont fait l’objet d’une décision de retour dans l’UE, mais seulement 435 sont retournés dans leur pays d’origine, soit un taux de retour de seulement 2%, dit la lettre.
Plus d'informations : https://aeur.eu/f/j1k (Solenn Paulic)