Les maladies à transmission vectorielle représentent un défi croissant pour l’UE, menaçant la santé publique et l’économie, a reconnu jeudi 9 octobre la Commission européenne lors d’un débat avec les eurodéputés.
La commissaire à l’Environnement, Jessika Roswall, a insisté sur la nécessité d’intensifier les actions : renforcer la lutte contre les vecteurs, informer la population, former les professionnels de santé et développer de nouveaux vaccins. Elle a appelé à passer à l’action, estimant que les données et les preuves étaient désormais suffisantes.
Laurent Castillo (PPE, français) a indiqué qu’une alerte sanitaire venait d’être déclenchée dans les Alpes-Maritimes, où plus de 300 cas de chikungunya ont été recensés, à cause du moustique tigre qui s’installe en Europe. Il a recommandé de renforcer la surveillance vectorielle, de partager les données entre États membres, de soutenir la recherche vaccinale et de mutualiser les moyens afin d’éviter que chaque pays lutte isolément.
Vytenis Andriukaitis (S&D, lituanien) a relevé la hausse inquiétante de ces maladies (chikungunya, encéphalite à tiques). Il a prôné une surveillance accrue, une meilleure prévention, le recours à la vaccination et l’intégration des mesures proposées par la Commission dans les plans nationaux de santé publique. (Lionel Changeur)