L’intergroupe LGBTI du Parlement européen a accueilli favorablement la publication de la nouvelle stratégie LGBTIQ+ 2026-2030 de la Commission européenne (EUROPE 13726/1), en constatant toutefois que le texte ne répond pas pleinement aux problématiques auxquelles sont confrontées les communautés concernées.
S’il reconnaît, dans un communiqué publié mercredi 8 octobre - jour où a été présentée la nouvelle stratégie -, un certain nombre d’avancées, comme l’examen d’une initiative législative pour l’harmonisation de la définition des infractions de haine en ligne, la confirmation de la directive sur la parentalité (EUROPE 13599/14) ou encore le budget doublé pour les organisations de la société civile à 3,6 milliards d’euros via le programme AgoraEU, l’intergroupe note des lacunes.
« Cette stratégie ne fait pas assez pour améliorer le quotidien des groupes les plus vulnérables, en particulier les communautés transgenres et intersexuées », a déclaré la coprésidente de l’intergroupe, Kim van Sparrentak (Verts/ALE, néerlandaise).
Aussi regrette-t-elle que ces dernières ne soient mentionnées que de manière trop marginale et que la question des interdictions de 'marches des fiertés', comme en Hongrie, à Budapest et Pécs, ne soit pas abordée assez explicitement.
Marc Angel (S&D, luxembourgeois), également coprésident, a appelé pour sa part la Commission à dépasser des « déclarations » qu’il juge trop « vagues » et à présenter des propositions législatives précises, un suivi effectif de l’étude sur les pratiques de conversion et une véritable prise en compte des situations d’intersectionnalité.
Pour ce faire, l’intergroupe affirme rester mobilisé pour que la prochaine phase de la politique européenne en matière de droits LGBTIQ+ débouche sur une mise en œuvre efficace. (Nithya Paquiry)