« Les objectifs ambitieux visant à inclure les biocarburants dans le mix énergétique ne permettront pas d'obtenir des avantages climatiques nets si les émissions de gaz à effet de serre tout au long du cycle de vie des biocarburants [...] dépassent celles des combustibles fossiles », a conclu une étude de Cerulogy, publiée par le centre de réflexion Transport & Environment (T&E) jeudi 9 octobre.
La production mondiale de biocarburants émet 16% de CO2 de plus que les combustibles fossiles qu'elle remplace. Ces mêmes terres pourraient nourrir 1,3 milliard de personnes tandis que l'utilisation de seulement 3% de ces terres pour des panneaux solaires permettrait de produire la même quantité d'énergie. En moyenne, 3 000 litres d'eau sont nécessaires pour parcourir 100 km avec des biocarburants.
Alors que la demande risque d’augmenter d'au moins 40% d'ici 2030, T&E a appelé les dirigeants mondiaux réunis au Brésil pour la COP30, du lundi 10 au vendredi 21 novembre (EUROPE 13725/18), à convenir de limiter l'expansion d'une solution climatique qui fait plus de mal que de bien.
Lire l'étude (en anglais) : https://aeur.eu/f/iun (Anne Damiani)