login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13673
Sommaire Publication complète Par article 26 / 35
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / Droits fondamentaux

Une étude parlementaire appelle à mieux prendre en compte la complexité du consentement sexuel dans l'éducation et les législations

La Direction générale des droits des citoyens, de la justice et des affaires institutionnelles du Parlement européen a publié, jeudi 26 juin, un rapport demandé par la commission des droits des femmes (FEMM) afin d’expliciter auprès des législateurs et autres représentants politiques tant l’enseignement du consentement sexuel que ce qu’il faut comprendre de cette notion. 

Ce document, présenté en amont de l’atelier parlementaire 'Consent-based rape legislation in the EU', organisé le 19 mai, permet d’avoir une vue d’ensemble de la littérature existante ainsi que des initiatives éducatives issues de données précises.

Aussi, l’étude prend le contrepied d’une approche simpliste de la question pour souligner la complexité du consentement sexuel, que ce soit dans sa conceptualisation ou dans sa communication, souvent indirecte et non verbale et fortement liée aux normes de genre.

Par ailleurs, elle appelle à différencier clairement consentement et désir, alors que ces deux notions sont souvent confondues dans les discours publics. De plus, « les politiques, la législation et les programmes éducatifs devraient tenir compte de cette complexité et de cette distinction ».

En outre, les auteurs du rapport avancent que la formulation et/ou la prise en considération du consentement ne suffisent pas à éviter les violences sexuelles.

Et pour cause : s’il est nécessaire, le consentement est loin d’être suffisant. Il ne garantit, de fait, ni l’absence de coercition ni l’existence d’un désir réel.

Les travaux qui sont cités dans le rapport démontrent qu’une multitude de facteurs systémiques comme individuels, tels que les attitudes liées aux stéréotypes sur le viol, les normes hétéronormatives, la faible estime de soi, l’impulsivité ou encore les rapports de pouvoir, participent à la violence sexuelle.

Pour les auteurs du rapport, il faut donc « placer la barre plus haut ». L’éducation sexuelle ne peut, en ce sens, se contenter d’enseigner le consentement. 

Elle doit faire partie d’une démarche transformatrice pour questionner les normes de genre et les stéréotypes de la masculinité et de la féminité. Aussi, le rapport appelle-t-il à une éducation sexuelle complète, critique - notamment à l’encontre des médias, traditionnels ou sociaux, et des technologies numériques - et contextualisée afin de modifier de manière exhaustive la culture sexuelle et, en cela, prévenir les violences.

Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/hor (Nithya Paquiry)

Sommaire

PRÉSIDENCE DANOISE DU CONSEIL DE L'UE
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES