Au cours de leur réunion en session plénière, jeudi 3 juillet, les membres du Comité européen des régions (CdR) ont tenu un débat sur la conférence de Belém (Brésil) de 2025 sur les changements climatiques (COP30), qui se tiendra du 10 au 21 novembre prochains.
Ils ont appelé au renforcement de la coopération multilatérale et à donner une plus grande place aux collectivités locales dans l’élaboration des politiques climatiques.
Les représentants de collectivités territoriales ont souligné que les territoires sont les premiers exposés aux effets du changement climatique, incendies, inondations, érosion, et doivent être pleinement intégrés dans les négociations internationales.
La rapportrice du CdR sur la mise en œuvre de l’action climatique en vue de la COP30, Nadia Pellefigue (PSE, française), a plaidé pour que cette échéance soit décisive.
Selon elle, les collectivités avancent parce qu'elles n'ont pas le choix. Elles doivent répondre aux demandes des populations.
Mme Pellefigue a appelé l’Union européenne à intégrer les territoires dans sa future contribution nationale (CDN) et à maintenir l’ambition de réduire d’au moins 90% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2040.
Ce message a été partagé par la présidence brésilienne de la COP30. Sa directrice exécutive, Ana Toni, a souligné que la réussite passera par une action collective, et a soutenu que le Brésil souhaite accorder une place centrale aux autorités locales.
Un Sommet des collectivités se tiendra d’ailleurs à Rio en amont de la COP30, pour porter leurs propositions à Belém, a-t-elle rappelé.
Plusieurs intervenants se sont exprimés au sujet du recul des politiques au sein de l'UE.
Selon Erika von Kalben (Verts, allemande) le changement climatique n’attend pas un consensus. Et d'appeler à une 'feuille de route' claire vers la neutralité climatique, juste socialement et territorialement.
Antje Grotheer (PSE, allemande), de son côté, a rappelé que le multilatéralisme reste l’unique voie possible face à une crise aux impacts mondiaux différenciés.
Malgré des dissensions sur les moyens à employer, par exemple sur la place du nucléaire, notamment soutenu par János Ádám Karácsony (CRE, hongrois), qui a appelé à un engagement envers des solutions « pragmatiques et novatrices », une large majorité s’est accordée sur le fait que la réponse climatique doit s’appuyer sur une Union européenne affirmée sur la scène internationale et investie dans ses territoires. (Nithya Paquiry)