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Bulletin Quotidien Europe N° 13651
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INSTITUTIONNEL / Pologne

Les dirigeants européens appellent le nouveau président, Karol Nawrocki, à maintenir une Pologne « forte, active et décisive » pour l'UE

Les dirigeants des institutions européennes ont félicité, lundi 2 juin, le vainqueur des élections présidentielles polonaises, Karol Nawrocki, issu du parti conservateur 'Droit et Justice' (PiS) et succédant à Andrzej Duda, également venu du PiS.

La veille, le nouveau président l’avait emporté sur le fil, avec 50,89% des voix, contre 49,11% pour le candidat soutenu par Donald Tusk, l’actuel maire de Varsovie, Rafał Trzaskowski. Cet ancien député européen avait également perdu en 2020 contre Andrzej Duda.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite « convaincue que l'Union européenne poursuivra sa très bonne coopération avec la Pologne. Ensemble, nous sommes tous plus forts dans notre communauté de paix, de démocratie et de valeurs ». « Œuvrons donc pour assurer la sécurité et la prospérité de notre foyer commun », a-t-elle indiqué via le réseau social X.

Roberta Metsola, la présidente du Parlement européen, a également adressé ses félicitations au nouveau président polonais. « Continuons à faire du projet européen une réussite pour tous », a-t-elle souhaité.

« La Pologne est, et a toujours été, au cœur de l'Europe. Je compte sur elle pour rester une force forte, active et décisive dans la construction d'une Union plus sûre et plus prospère », a également déclaré le président du Conseil européen, António Costa.

Soutenu par Donald Trump et le mouvement ‘MAGA’, le président élu, dit conservateur nationaliste, défend une ligne critique sur l’UE et refuse toute gestion centralisée.

S’il reste attaché au soutien militaire à l’Ukraine, Karol Nawrocki s'oppose à l’adhésion de ce pays à l’OTAN. Il pourrait aussi compliquer, comme l’a déjà fait son prédécesseur, les réformes menées par le gouvernement 'Tusk' sur l’État de droit ainsi que sur des réformes de société, comme l’assouplissement des législations sur l’avortement. 

Par la voix de sa porte-parole Paula Pinho, la Commission s'est en tout cas dite convaincue « que les réformes engagées par le gouvernement polonais seront poursuivies ».

En 2017, soit deux ans après l’arrivée du PiS au pouvoir, une procédure dite 'article 7' sur le respect de l'État de droit avait été ouverte à l'encontre de la Pologne, en raison de réformes judiciaires jugées problématiques.

Après le retour au pouvoir de Donald Tusk fin 2023, des promesses de changements de ces réformes, conformément à la jurisprudence européenne, avaient convaincu la Commission de débloquer des fonds européens gelés au titre du règlement 'conditionnalité État de droit'.

En 2024, la Commission avait ainsi mis un terme à la procédure 'article 7' et entamé le ‘dégel’ de 137 milliards d’euros de fonds issus notamment du plan de relance polonais post-Covid-19 (EUROPE 13419/20, 13361/1).

Mais Andrzej Duda a bloqué une partie des réformes promises et son successeur a dit vouloir maintenir ce cap. (Solenn Paulic)

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