Les dirigeants des pays baltes et nordiques, réunis lundi 2 juin à Vilnius, ont apporté leur soutien à une hausse des dépenses de défense, mais aussi au renforcement de l’industrie de la défense.
Les Alliés pourraient agréer, lors du sommet de l’OTAN de fin juin à La Haye, un nouvel objectif de dépense de défense représentant 5% du PIB.
« Nous sommes également convaincus que les alliés seront prêts à accroître considérablement les investissements financiers. Alors que nous nous orientons vers un objectif d'au moins 5% du PIB consacré aux fonds et aux investissements liés à la défense, nous nous attendons à ce que l'ensemble de l'Alliance suive cet exemple », a souligné le président lituanien, Gitanas Nausėda, à l’issue d’une réunion du B9 à Vilnius. La Lituanie devrait dépenser d’ici 2030 plus de 5% de son PIB en défense.
« Nous devons non seulement augmenter nos dépenses de défense, mais aussi être capables de produire des équipements militaires pour nous protéger », a expliqué le président roumain, Nicușor Dan. Un avis partagé par son homologue polonais, Andrzej Duda.
La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, de son côté, a plaidé pour que les Alliés investissent « massivement » dans leur sécurité collective, et cela, « rapidement ». « Mais le simple fait que nous nous accordions sur un nouvel objectif de dépenses de défense ne découragera pas la Russie. Nous devons fournir des capacités concrètes, et ce, rapidement », a-t-elle prévenu.
Au-delà des dépenses de défense, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a mis en avant la réalisation des nouveaux objectifs capacitaires ambitieux, liés aux plans de défense. « Ces objectifs définissent les forces et les capacités que chaque allié doit fournir pour maintenir la force de notre dissuasion et de notre défense, et assurer la sécurité de notre milliard de citoyens », a-t-il précisé. Les ministres de la Défense des pays alliés devraient se mettre d'accord ce jeudi à Bruxelles sur ces nouveaux objectifs.
Gitanas Nausėda a également précisé attendre du sommet de La Haye « un message d'unité transatlantique, un engagement réaffirmé en faveur de la défense collective et la volonté de défendre le territoire allié », mais aussi le message que l’OTAN est aux côtés de l'Ukraine. (Camille-Cerise Gessant)