La Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, et la commissaire européenne à l’Élargissement, Marta Kos, ont dénoncé, samedi 31 mai, l’entrée en vigueur, le jour même, de la loi géorgienne sur l'enregistrement des agents étrangers.
Cette loi « marque un sérieux revers pour la démocratie du pays », ont-elles estimé dans un communiqué. Selon Mmes Kallas et Kos, parallèlement aux récentes lois sur la radiodiffusion et les subventions, la loi sur l’enregistrement des agents étrangers constitue une nouvelle mesure « agressive » des autorités géorgiennes « visant à réprimer la dissidence, à restreindre les libertés et à réduire encore davantage l'espace des militants, de la société civile et des médias indépendants ». « Ces mesures répressives menacent la survie même des fondements démocratiques de la Géorgie et l'avenir de ses citoyens dans une société libre et ouverte », ont-elles prévenu.
Kaja Kallas et Marta Kos ont réitéré l’appel de l’UE aux autorités pour qu'elles tiennent compte des demandes claires de leurs citoyens en faveur de la démocratie et d'un avenir européen, et qu'elles libèrent tous les journalistes, militants, manifestants et dirigeants politiques injustement détenus. « L’UE est prête à envisager le retour de la Géorgie sur la voie de l’adhésion à l’UE, si les autorités prennent des mesures crédibles pour inverser le recul démocratique. La responsabilité incombe uniquement aux autorités géorgiennes », ont une nouvelle fois précisé la Haute Représentante et la commissaire.(Camille-Cerise Gessant)