Les pays de l'UE devraient faire le point sur la révision de l'accord d'association 'UE/Israël' lors du prochain Conseil 'Affaires étrangères', prévu lundi 23 juin, a indiqué la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, mercredi 28 mai.
« Nous avons eu une discussion très intense avec les ministres des Affaires étrangères et nous avons décidé de lancer la révision. Elle est en cours en ce moment, afin que nous puissions en discuter en juin et présenter les résultats. Je compte alors proposer des options aux États membres », a-t-elle déclaré mercredi midi, lors d'une conférence de presse.
Lors d'une rencontre, le même jour à Bruxelles, avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a souligné l'importance pour l'UE d'« augmenter la pression pour qu'Israël stoppe son invasion illégale à travers la suspension de l'accord d'association UE/Israël et l'adoption de sanctions, y compris un embargo sur la vente d'armes », selon un compte rendu des autorités espagnoles.
Mme Kallas a renouvelé mercredi l'appel de l'UE à un retour immédiat au cessez-le-feu au Proche-Orient, à la libération des otages et à la fin permanente des hostilités par des négociations.
La Haute Représentante a fermement condamné les dernières manœuvres militaires d'Israël dans les territoires palestiniens occupés, notamment « le ciblage continu des infrastructures civiles », jugé inacceptable. « L'usage disproportionné de la force et les décès de civils ne peuvent être tolérés », a-t-elle souligné.
Par ailleurs, alors qu'une distribution d'aide a été lancée lundi par la 'Fondation humanitaire de Gaza', une organisation privée soutenue par les États-Unis, Mme Kallas a réaffirmé que l’aide humanitaire ne devait jamais être politisée ou militarisée.
« La majorité de l’aide est financée par l’Europe. Elle reste derrière les frontières, sans atteindre la population. Nous avons été très clairs sur le fait de ne pas soutenir la moindre forme de privatisation de l’aide », a-t-elle déclaré devant la presse. (Bernard Denuit)