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Bulletin Quotidien Europe N° 13623
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POLITIQUES SECTORIELLES / Consommateurs

En 2024, l'UE a enregistré un nombre encore jamais vu de produits dangereux entrant sur son sol

La Commission européenne a publié, mercredi 16 avril, son rapport annuel sur le 'Safety Gate', le système européen d'alerte rapide sur la dangerosité de certains produits arrivant dans l'Union.

Le rapport présente une vue d'ensemble des produits dangereux notifiés dans le portail l'année passée, soit 4 137 alertes. Selon la Commission, jamais autant d'alertes n'avaient été enregistrées depuis le lancement du système en 2003.

Cette augmentation peut s'expliquer de deux façons, à commencer par la recrudescence du nombre de colis à faible valeur importés majoritairement de Chine (EUROPE 13571/17).

La Commission affirme également que ce niveau élevé d'alertes découle de « l'efficacité et de la confiance croissantes dans le système », les autorités nationales étant plus enclines à utiliser la plateforme pour signaler et traiter les menaces potentielles pour la sécurité des consommateurs.

Au niveau européen, ce sont les cosmétiques qui restent les produits les plus fréquemment signalés comme présentant des risques pour la santé (36% des alertes), suivis par les jouets (15%) et les appareils électriques (10%).

Par ailleurs, l'Italie est le pays d'où émanent le plus d'alertes - 1 089 sur l'année -, mais où, au prorata, le moins d'actions ont été entreprises par les autorités de protection des consommateurs : 33 seulement.

Selon le commissaire chargé de la protection des consommateurs, Michael McGrath, le système européen est d'autant plus vital aujourd'hui qu'on enregistre une augmentation sans précédent de petits colis à faible valeur et provenant essentiellement de plateformes de commerce en ligne épinglées par la Commission pour leur manque de respect des normes européennes, à l'instar de Temu et Shein.

« Si vous regardez les données exactes, une portion significative des produits qui sont déterminés comme étant dangereux proviennent de Chine », a assuré Michael McGrath lors de la présentation du rapport, indiquant travailler en « étroite collaboration » avec les autorités chinoises pour « résoudre le problème à la racine ».

La non-conformité de ces paquets, dont 12 millions entrent quotidiennement dans l'UE, est un sujet dont la Commission a promis de s'emparer, au regard des nombreuses alertes lancées par les pays membres et des associations de protection des consommateurs (EUROPE 13598/7).

Selon Michael McGrath, la Commission gagnerait à prendre un rôle plus proactif dans la mise en œuvre de la politique européenne de protection des consommateurs, idéalement en tant « qu'organe d'enquête et d'exécution, en lieu et place de son rôle actuel de coordinateur » d'actions. « C'est une idée que nous examinons », a-t-il déclaré.

En février, la Commission européenne a présenté son plan d'action pour lutter contre les dérives de l'e-commerce, avec des pistes incluant la réforme du code européen des douanes et la meilleure utilisation des règlements numériques (EUROPE 13572/5).

Voir le rapport Safety Gate 2024https://aeur.eu/f/gfw (Isalia Stieffatre)

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