Les pays européens doivent protéger les agriculteurs, les petits et moyens sélectionneurs de semences ainsi que les secteurs biologique et sans organismes génétiquement modifiés (OGM) des menaces que la déréglementation des nouveaux OGM fait peser sur leurs activités, ont mis en garde plus de 200 organisations européennes, dans une déclaration (https://aeur.eu/f/fg4 ).
Ces organisations réagissent ainsi à la dernière proposition de compromis de la Présidence polonaise du Conseil de l'UE, parue notamment dans Agence Europe (EUROPE 13576/6), sur les nouvelles techniques génomiques (NTG) visant, selon elles, à « déréglementer les nouveaux OGM ».
Selon ces ONG, le projet de compromis sur la table « se concentre sur les brevets des plantes et ignore d'autres questions essentielles telles que la traçabilité, la détection et l'identification, la coexistence ou les risques potentiels pour la nature et la santé humaine ». La déréglementation « renforcera le contrôle d'une poignée d'entreprises sur les semences, désavantageant les petits et moyens sélectionneurs et renforçant ainsi leur emprise sur les agriculteurs », argumentent ces associations. La concentration du pouvoir dans les mains d'une poignée d'entreprises risque d'affaiblir la chaîne d'approvisionnement alimentaire et d'entraîner une diminution de la diversité des semences. (Lionel Changeur)